Dr Amal Chabach : « l’infertilité peut être psychologique »

Dr Amal Chabach : « l’infertilité peut être psychologique »

Les récents chiffres publiés sur l’infertilité des couples font état de 15% de cas, soit un total de 800 000 personnes.  Si pour beaucoup de cas, la médecine trouve des causes organiques à cette infertilité, il existe aussi d’autres cas où aucune explication n’est trouvée. Serait-ce une infertilité psychologique ? Les réponses de Dr Amal Chabach, sexologue et thérapeute conjugale.

Actuelles : Les blocages psychologiques peuvent-ils empêcher une grossesse ?

 
Dr Amal Chabach : Certainement! Tout être humain est indivisible.  Il est un Tout: corps, coeur et esprit. Chaque partie influence l’autre, positivement ou négativement. Pour être en bonne santé, nous avons besoin d’un équilibre de l’ensemble de notre être y compris psychologique. C’est ce que nous appelons aujourd’hui la médecine holistique.
Tout stress pourrait être à l’origine d’un déséquilibre de cet ensemble tel qu’un deuil, une trop grande fatigue ou anxiété, une peur de ne pas procréer, des remarques de la famille sur la fertilité du couple, un manque de confiance en sa féminité, une absence de lâcher prise….

Actuelles : Est-il possible de forcer les verrous de l’inconscient grâce à un accompagnement psychothérapeutique ?

Dr Amal Chabach : Personnellement, je suis contre toute « violence » quelle qu’elle soit! Je dirais donc, c’est possible d’aider notre psychique de lâcher prise, d’accepter, de pardonner et de transcender des noeuds identitaires, fonctionnels, conditionnés, relationnels, sexuels… et avec son aide et son accord, il s’unira avec le corps pour être fécondé.

Actuelles : Que doit faire la femme pour dénouer la situation ? Et avez-vous déjà rencontré des femmes confrontées à cette situation ?

Dr Amal Chabach : Une seule phrase, prendre soin d’elle, vivre le moment présent, lâcher prise, et comme disent les anglais: Enjoy ! Tout vient à qui sait attendre et qui y croit!
 Je me rappelle une dame qui avait un blocage de fertilité après avoir perdu son bébé à 8 mois de grossesse.  C’était très difficile pour elle d’en faire le deuil seule, donc, voulant tomber enceinte une seconde fois, et tardant à le devenir ( plus de 3 ans), elle était venue consulter. Quelques séances de thérapie, de lâcher prise et de relaxation…Elle est rapidement tombée enceinte et a donné naissance à une petite fille.

 

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