Leila Alaoui, une âme libre s’en est allée

Leila Alaoui, une âme libre s’en est allée

 

Artiste rayonnante, pétrie de talents, humaniste, Leila Alaoui a été la énième victime de la terreur et de la haine. La jeune photographe, qui menait des combats contre les exclusions et pour redonner vie aux sans voix, est tombée sous les balles des terroristes.

 

 

Ce vendredi 29 janvier, soit onze jours après le décès tragique de Leila Alaoui, la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc (BNRM) à Rabat, devait accueillir une rencontre-hommage autour de l’œuvre et des travaux de la photographe disparue. Il faut dire que les hommages se sont succédés depuis cette horrible nuit du 18 janvier où la jeune femme, âgée d’à peine 33 ans, a succombé à ses blessures, trois jours à peine après que son corps ait été criblé de balles dans les attentats de Ouagadougou.

Envoyée en mission humanitaire par Amnesty International au Burkina Faso, Leila Alaoui participait à un projet de documentaire sur les violences faites aux femmes en Afrique de l’Ouest. Ce n’était pas la première implication de cette artiste humaniste dans les dures réalités du monde actuel dont elle immortalisait les soubassements et les violences. Leila Alaoui ne considérait d’ailleurs pas son travail comme purement artistique mais surtout à portée sociale.

leila alaoui

C’est dans ce sens qu’elle avait réalisé une série de photos intitulée « Les Marocains ». Ses portraits d’hommes et de femmes en habits traditionnels, pris sur le vif, avaient réussi à saisir la richesse et la diversité des identités marocaines. Exposées jusqu’à la veille de sa mort à Paris, ses œuvres avaient été montrées aussi bien à New York, Buenos Aires, Dubaï qu’à Marrakech ou Beyrouth où elle passait une partie de l’année.

Leila Alaoui dévoilait à travers son approche une âme d’ethnographe aussi sensible qu’engagée. Sa seule arme avait été la photographie. La terreur et la haine l’ont vaincues. Mais ses images et sa personnalité uniques témoigneront à jamais de la beauté de son âme. Non Leila Alaoui n’est pas morte. Elle restera vivante dans le cœur de toutes les femmes et tous les hommes épris de liberté, de justice…

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