« Toiles de Rue », le Jidar au féminin

« Toiles de Rue », le Jidar au féminin

Le festival de Street art Jidar, Toiles de Rue s’invite pour une 4ème édition à Rabat du 16 au 22 avril. Une vingtaine d’artistes venus d’Espagne, du Japon, du Mexique, de Pologne, de Grèce, du Maroc, du Pérou ont embelli les murs de la capitale offrant ainsi aux habitants, un musée à ciel ouvert.

 

Une exposition d’œuvres  d’Art et de fresques originales et merveilleuses. Cette année, quatre femmes se sont appropriées les rues de la capitale  donnant à cette fête des murs une touche féminine personnelle, d’une expression libre mais engagée. Zoom sur ces « Bansky au féminin ».

Mina Hamada, Japon

Cette jeune artiste est née aux Etats-Unis, a grandi à Tokyo et vit aujourd’hui à Barcelone. C’est dans cette dernière ville qu’elle découvre le Street art et l’adopte dès 2009. Son art est à l’image de sa vie, cosmopolite et sans frontières. Elle façonne, dans des couleurs pastels et douces, un univers pictural qui est avant tout une introspection et un retour prémédité à l’enfant qui sommeille en elle. De son propre aveu, elle ne sait jamais à quoi ressemblera une œuvre lorsqu’elle l’entame… Mina Hamada laisse s’exprimer son subconscient et découvre la réalisation en même temps que ceux qui la regardent travailler.

Ghislaine Agzenai, Maroc

Née à Tanger en 1988, cette artiste autodidacte travaille d’abord dans la communication avant de fonder, avec une autre artiste, un studio créatif spécialisé en design graphique. Emportée par ses velléités créatives, elle s’envole à Berlin et goûte aux joies du Street art en travaillant avec les artistes Low Bros. La ville allemande accueille deux de ses expositions et précise son univers d’artiste urbaine, désormais reconnaissable à ses totems colorés aux formes géométriques futuristes, qu’elle décline à l’infini et qu’elle éparpille au gré de ses voyages.

Amaia Arrazola, Espagne

Artiste espagnole installée à Barcelone, Amaïa Arrazola fait ses armes dans la publicité avant de s’en lasser et de s’essayer à d’autres activités. De la bande dessinée au dessin graphique en passant par la broderie ou encore la céramique, elle se fait remarquer grâce à une série de personnages. Le plus souvent féminins, naïfs au premier regard, ils se révèlent être subversifs, drôles ou politiques selon les thèmes abordés par l’artiste. Tout naturellement, Amaïa étend ses explorations artistiques aux murs. Aujourd’hui ses dessins ornent des poutres, des ponts et des façades aux quatre coins du monde.

Milu Correch, Argentine

Née en 1991, Milu Correch découvre le Street art lorsque son quartier à Buenos Aires accueille une fresque géante. En regardant l’œuvre se créer et les artistes travailler, elle découvre sa vocation et s’applique dès lors à affûter ses techniques de dessin sur des bloc-notes, avant de les projeter sur des surfaces plus ambitieuses puis sur des murs. Sa première fresque murale date de 2011. Elle puise son inspiration dans la culture populaire, la littérature, le cinéma, la B.D.… pour réaliser des portraits réalistes d’humains et de carcasses de vieilles voitures qui dialoguent dans une espèce de langage romantique urbain.

 

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