La Méditerranée et l’art moderne au MMVI

La Méditerranée et l’art moderne au MMVI

Après avoir créé l’événement en accueillant pour la première fois au sein du Royaume des expositions consacrées à des classiques du XXe siècle comme Alberto Giacometti, César et Pablo Picasso, le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat (MMVI) s’ouvre aux modernités méditerranéennes en présentant des œuvres issues de la collection du Centre Pompidou. C’est l’exposition-événement « La Méditerranée et l’art moderne ».

Cette manifestation, inédite au Maroc, propose au visiteur de reconsidérer l’histoire de l’art du XXe siècle dans son rapport à l’espace et à l’imaginaire méditerranéen. Cette exposition d’envergure rassemble en neuf sections, à la fois chronologiques et thématiques pas moins de quatre-vingt peintures, sculptures et photographies.

La première section intitulée « Naissance du paysage moderne (1900-1914)» met en lumière des chefs-d’œuvre de Georges Braque, André Derain et Albert Marquet. Les «Exotismes (1900-1930)» s’invitent dans la section suivante qui évoque les voyages de différents artistes, notamment ceux du peintre russe Vassily Kandinsky qui a séjourné en Tunisie ou d’Henri Matisse en Algérie. Le public s’immergera également dans les paysages égyptiens vus par le Hollandais Kees Van Dongen mais aussi dans la richesse des décors marocains restituée par Raoul Dufy.
La troisième salle est quant à elle consacrée aux « Rivages photographiques (1930-1945) ». Des photographes comme Pierre Boucher, André Kertesz et André Steiner immortalisent au sein de cet univers méditerranéen à la lumière éclatante, la réalité économique et humaine de la région.
Les trois peintres majeurs que sont Pierre Bonnard, Henri Matisse et Pablo Picasso sont à l’honneur dans la 4e salle placée sous le thème des « Ateliers du Midi (1920-1960) », dont ils firent leur sujet de prédilection. « Le Foyer catalan (1920-1970) » qui fait l’objet de la cinquième salle, braque les projecteurs sur le milieu artistique de Barcelone regroupant des œuvres de Salvador Dalí, Joan Miró et Antoni Tàpies.

Le Festival de l’art d’Avant-garde de Marseille

L’exposition « La Méditerranée et l’art moderne » donne également l’occasion de redécouvrir « Le Festival de l’art d’Avant-garde de Marseille (1956) ». Cette année où Le Corbusier venait d’achever la construction de l’Unité d’habitation (Cité radieuse) a vu l’organisation d’une importante exposition pluridisciplinaire où se côtoyaient des abstractions de Hans Hartung ou de Pierre Soulages, des œuvres cinétiques et des sculptures, sans oublier les premiers monochromes d’Yves Klein.
Une seconde section dédiée à la photographie évoque cette fois-ci la période allant des années 1950 aux années 2000. « Une photographie méditerranéenne ? » focalise l’intérêt sur l’inscription de l’individu dans son territoire à travers des clichés de Bruno Barbey, William Klein ou encore Josef Koudelka.
La section « A propos de Nice (1960-1980) » dévoile dans la salle 8 révélant des œuvres des Nouveaux réalistes comme Arman ou Martial Raysse.
L’exposition s’achève avec des créations du groupe Supports-Surfaces fondé notamment par Vincent Bioulès et Claude Viallat dont les visiteurs pourront admirer les œuvres aux côtés de travaux de Pierre Buraglio et de Louis Cane qui remettent en cause de manière radicale, la peinture traditionnelle, tout en réhabilitant la couleur pour elle-même dans une perspective toute matissienne.

 

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