Mythes et réalités

Mythes et réalités

La première théorisation du polyamour ou « amour-camaraderie » faite par la soviétique Alexandra Kollontai, remonte aux années 20. Ce sont les mouvements marxistes et libertaires qui ont rendu populaire ce concept, assimilé alors à « l’amour-camaraderie ». Le polymaour est défini alors comme : l’égalité des rapports mutuels ; l’absence de possessivité et la reconnaissance des droits individuels de chacun des membres du couple, et l’empathie et le souci réciproque du bien-être de l’autre.

Il faudra noter que ce concept prôné par les marxistes dénonce la monogamie. Ainsi, Engels, dans son ouvrage de L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État publié en 1884, fustige la famille monogamique basée sur la domination de l’homme, autorisant celui-là à commettre l’adultère et réprimant les femmes qi s’adonnent à de tels actes.

L’un des célèbres couples qui ont basé leurs relations sur cette approche est le couple Jean-Paul Sartre-Simone de Beauvoir. Sartre avait, en effet, proposé en 1929 à sa campagne un « pacte de poly-fidélité » dans lequel leur relation serait la principale aux côtés d’amours multiples.

La relation monogame continue à être décriée par certains mouvements féministes qui estiment qu’elle n’a jamais servi les intérêts des femmes. Le concept de polyamour est depuis le début du XXIème siècle sur les devants de la scène, et des adeptes de cette approche amoureuse se retrouvent aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis.