Hamid Douieb expose « Figural » 

Hamid Douieb expose « Figural » 

Hamid Douieb expose du 17 janvier au 16 février 2019 « Figural » à l’Espace Rivages, à la Fondation Hassan II pour  les Marocains Résidant à l’Etranger. L’artiste souhaite par cette exposition une reconnaissance, laisser quelques traces de son passage. Une exposition qui vaut le détour.

« Figural » est le titre  choisi par l’artiste à cette exposition qui compte une cinquantaine de magnifiques toiles. Hamid qui qualifie sa peinture de figurale et non de figurative précise. « Parce que je ne suis pas que figuratif, ma peinture donne à voir plus qu’elle ne montre. Les figures prennent un sens différent de leur sens habituel. Ma dérive figurale se définit en opposition au figuratif et s’exprime plus par la force que par la forme. Ma recherche figurale n’est pas dans le visible, mais dans le lisible et se nourrit d’une force invisible qui tend vers la sensation…  Je ne renonce pas à la figure et je prends la voie du figural pour rompre avec la représentation, pour casser la narration. Une approche pure qui fait sens, sans faire histoire ».

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Né à Casablanca, Hamid Douieb émigre en Belgique en 1968. C’est dans ce pays qu’il a découvert sa vocation d’artiste et où il s’est imprégné de ses tendances artistique. « Évidemment la Belgique a marqué ma peinture. À mon arrivée en Belgique c’est ma découverte du tableau de René Magritte « L’empire des lumières » qui m’a donné envie d’être peintre. Mes inspirations, mes influences c’est ici qu’elles ont pris racine et mes tentatives d’un retour au Maroc ne datent que de douze ans; Hamid dira «  mon espoir ne réside pas dans la réussite ni le profit, je ne souhaite qu’une reconnaissance, et laisser quelques traces de mon passage et une satisfaction de n’être pas retourné pour rien. Je suis un vieux peintre irascible qui n’a plus le temps pour les compromis. Je reviens d’un long voyage les lèvres sèches et le cœur gros, je reviens vieillissant retrouver ma terre de naissance comme un saumon qui remonte la rivière ».

Le dessin est la base de tout

« Mon travail ce sont d’abord des dessins au crayon ou à l’encre, qui deviennent parfois une peinture ou un dessin peint. «le dessin est la base de tout», pour peu que l’artiste prenne des libertés, s’offre le plaisir de jouer avec les lignes, s’octroie le droit de faire des pieds de nez au vraisemblable, J’utilise souvent sur le même tableau à peu pré tout ce que j’ai appris » indique Hamid Douieb .

 Je transmets et au visiteur de murir ses perceptions

il revient avec justesse sur le fond de son approche «  Mon univers reste un peu secret, puisque je refuse d’avancer un concept aux personnes qui regardent mon tableau et que j’invite à narrer leurs propres visions. Je refuse l’approche intellectuelle et je donne ma vision de l’artiste , pour ma part, l’artiste est un être qui a développé une sensibilité, une imagination et une fragilité qui le rend démuni devant la logique et l’intelligence normalisée. Et c’est cette particularité proche de la folie qui lui donne le don d’exprimer autrement les autres multiples réalités » confie-t-il.

Une peinture richement différente, un artiste original !

Ahmed Fassi, critique d’art écrira un magnifique texte, pour souhaiter à Hamid une très belle soirée de vernissage « Que puis-je proférer, après tout ce que j’ai dit, de vive voix dans des médias ou écrit, d’une peinture richement différente, d’un artiste original, audacieux, follement convaincu de ses élans fougueux, et paradoxalement, paisiblement provocateurs. Le jeu de contrastes supérieur d’un plasticien qui laisse son travail à lui seul philosopher, en images figurées bien autrement.

Délibérément amnésique à dessein d’être différent, Hamid Douied n’en donne qu’à ses humeurs rendues sans masque. Ludisme et création font bon ménage et toujours non sans un brin de folie, signe d’un génie créateur vécu dans les limbes mais trop longtemps tu, et qui s’annonce prometteur, dans une humilité pourtant déconcertante, non seulement d’une voie mais d’un choix qui déjà fait école et dont les échos ne tarderont pas à parvenir, manifeste à l’appui  » .

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