Jidar 2019, des artistes et des oeuvres

Jidar 2019, des artistes et des oeuvres

Encore une fois, les façades de la capitale sont embellies par des toiles géantes peintes par des artistes qui ont, durant une semaine squatté  la ville. Ce sont 12 artistes du street-Art  qui pour la 5 ème fois ont répondu présents au festival Jidar-Toile de rue.

Ces artistes sont venus du Maroc, de l’Espagne, de France, de la Belgique , du Canada, et de l’Argentine .Du 22 au 28 avril, cette 5ème édition, a réunit à l’affiche des artistes de différents horizons qui se distinguent chacun et chacune par leur style, leur univers et leur empreinte uniques tels que le Britannique Phlegm, la Belge Caratoes ou encore le Marocain Machima .  Se voulant être plus inclusif en 2019, Jidar – Toiles de rue  a invité tout le monde – artistes, public, riverains, gens de passage, acteurs culturels, structures locales à ouvrir le champ à l’imagination, à l’art naïf, à l’abstrait et à célébrer cette enfance de l’esprit pour repenser le monde et repenser la ville et le rapport à l’espace public  rappelant ainsi les valeurs premières du festival.

11 empreintes artistiques géantes  

Pendant cette semaine,  les artistes ont eu  11 murs savamment dispersés dans la ville pour en faire profiter un maximum de riverains. Deux de ses murs font partie du volet « Le musée bouge »qui permet d’exploiter par rotation les 6 façades du Musée Mohamed VI et de renforcer ainsi, le pont construit entre art urbain et art contemporain .Ces artistes sont  venus à la rencontre d’une ville et de ses habitants pour y laisser chacun un bout d’histoire, une empreinte. 

Danaé, une artiste confirmée

Encore une fois, Jidar  a proposé aux Street artistes en herbe et étudiants en écoles d’art du royaume, désireux de s’initier au muralisme, de le faire sous la houlette d’une artiste confirmée Danaé. Une artiste dont la pédagogie, l’amour du voyage et des rencontres humaines serviront à faire passer le flambeau. En travaillant tous ensemble sur un mur collectif, ils  ont pu  étoffer leurs connaissances, affuter leur technique et créer ensemble une œuvre géante. Danae est canadienne du Québec, Cette Artiste réputée pour ses fresques murales est également connue pour la création de masques et de marionnettes. Sa touche se reconnaît à ses oeuvres d’art colorées et fantastiques inspirées des traditions locales qu’elle explore au contact des populations qu’elle côtoie. Son univers  s’appuie beaucoup sur l’échange avec les enfants.

Master class avec Aicha El Beloui

Très fun et fructueuse, la semaine a vu  aussi des rencontres, ateliers et master classes, une occasion de rencontrer les artistes .Pendant 1 heure 30, une Master Class. animée par l’artiste  marocaine  Aicha El Beloui et hébergée par l’ENA, a vu la participation d’un nombre impressionnant de personnes   .Aicha El Beloui est née à Casablanca en 1984, elle est architecte de formation. Artiste et activiste par essence, elle est une véritable exploratrice, rien ne lui échappe, arts graphiques, photographie, design. Sa formation d’architecte, ses longs séjours à l’étranger, et son intérêt pour le concept de ville avec un grand V ont développé chez elle une sensibilité particulière pour l’espace public.

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En attendant, l’année 2020 pour une autre édition  riche en projets pour cet art urbain,  c’est toujours un plaisir de se promener et d’admirer les oeuvres  éphémères et fixes , produits par des artistes qui ont, dans l’espace d’une semaine, fait parler les murs, les rendant  vivants, et racontant des histoires  de Rabat, ville capitale, qui a toujours raconté son histoire à travers son architecture unique.

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