Jidar, Toiles de rue

Jidar, Toiles de rue

La troisième édition de Jidar, toiles de rue a habillé les murs de différents quartiers de la ville de Rabat. Une vingtaine d’artistes ont travaillé sur 11 fresques murales, une résidence artistique et un grand projet collectif au skatepark de Rabat.

 

La troisième édition du festival Jidar, toiles de rue vient tout juste de prendre fin à Rabat. Une vingtaine d’artistes du Maroc, de Grèce, d’Italie du Mexique ou encore d’Espagne ont laissé derrière eux de magnifiques fresques murales éparpillées dans la ville de Rabat.
A Hay Al Fath, le mexicain David Rocha pour qui l’expérimentation est le mot d’ordre, a choisi de rendre hommage aux femmes à travers une gigantesque fresque d’inspiration maya aux accents futuristes. L’italien Daniele Nitti a, quant à lui, reproduit sur l’une des façades du lycée Abdessamad Dinia sur l’avenue des FAR, une scène tirée d’un conte mythologique grecque, un crocodile qui garde un arbre aux pommes d’or, qu’il a revisité avec des éléments de l’époque actuelle.
La colombienne Gleo, l’un des noms les plus prometteurs en street art en Amérique latine, a apposé sur l’un des murs longeant l’avenue Haj Ahmed Cherkaoui en face de la gare Rabat Agdal, un dessin représentant deux femmes aux masques bigarrés. “Ce sont des symboles de puissance dans certaines cultures, à l’image des tatouages que portent les femmes sur leurs visages”, explique Gleo. Le skatepark de la corniche de Rabat, oeuvre collective de la troisième édition de Jidar, toiles de rue, brille aujourd’hui de mille couleurs grâce à une collaboration entre l’espagnol Antonyo Marest et une demi douzaine de semi-professionnels marocains.
Architecte de formation, Antonyo Marest a également animé une masterclass à ENA, l’Ecole Nationale d’Architecture, partenaire du festival, pendant laquelle les étudiants ont pu se familiariser avec le street art et ses particularités. Graffiti Connexion, la résidence artistique de cette année a aussi profité aux étudiants architectes qui ont pu suivre l’évolution et même participer à la création de deux murs au sein de l’école.

 

 

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