La Fondation Hassan II pour les MRE expose «La Noblesse du Papier »

La Fondation Hassan II pour les MRE expose «La Noblesse du Papier »

Du 12 mai au 12 juin 2022 , l’artiste maroco-espagnol Said Messari expose « La noblesse du papier » à l’Espace Rivages au siège de la Fondation Hassan II pour MRE . Né à Tétouan , Said Messari vit et travaille à Madrid en Espagne. Son identité artistique se trace à travers plusieurs modes d’expression : gravures, installations, vidéos, collages, calligraphies.Durant son parcours artistique, il a exposé en Espagne, Italie, France, Allemagne, Norvège, Brésil, Maroc.

Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Tétouan en 1979, Saïd Messari a obtenu une licence à la Faculté des Beaux-Arts de l’Université Complutense de Madrid en 1985. En 1987, il a poursuivi des cours monographiques de troisième cycle au département histoire de l’art, faculté de philosophie et des lettres de l’Université Autonome de Madrid. « Après avoir terminé mes études universitaires, je me suis inscrit à de nombreux cours, pour acquérir des connaissances supplémentaires, pour découvrir les nouvelles techniques du 21e siècle, notamment celles qui sont liées au développement de la culture techno-informatique. L’artiste d’aujourd’hui est obligé d’aborder les nouvelles techniques pour compléter son langage et son identité artistique. La révolution de l’art moderne depuis Picasso, Matisse, Salvador Dali, en passant par Magritte, nous a libérés de l’académisme en nous offrant de nouvelles tendances où même l’art enfantin ou naïf a été revalorisé, culturellement et artistiquement. L’histoire de l’art projette de nombreux exemples montrant l’importance de la liberté des techniques dans l’art » explique l’artiste.


Travailler le papier…c’est la mémoire !
Pour cette belle exposition « La Noblesse du Papier », l’artiste présente un langage plastique semi-figuratif, conceptuel et accessible afin de créer une communication entre l’œuvre et son public. « Le papier, c’est la naissance, c’est commencer quelque chose, soit écrire, soit dessiner, c’est le début de l’inattendu, c’est la création en soi, c’est la noblesse du savoir… c’est la mémoire… » souligne l’artiste.

Sur la mémoire ,son thème de prédilection, Saïd explique « C’est un hommage aux personnes qui ont perdu la mémoire. Dans ma vie, j’ai rencontré de nombreux cas de près, et un jour, en quittant un centre Alzheimer, après avoir visité un être cher, je me suis considéré chanceux ; c’est une situation malheureuse de voir des personnes sans mémoire, une situation triste et cruelle… Ainsi, le cerveau stylisé en forme de cœur dans mon travail a une connotation unique, il faut donner de l’amour et beaucoup d’affection à ces personnes qui se sont retrouvées sans passé et sans avenir ».




A la Fondation , l’art et la création sont hôtes !
Pour Said Messari « exposer à la Fondation est une belle opportunité pour faire connaître mon travail et mes préoccupations artistiques au public amoureux de l’art et de la culture à Rabat et au Maroc en général. C’est une fenêtre ouverte pour profiter de quelques jours de fête où l’art et la création sont hôtes ».
Parallèlement, l’artiste Said Messari développe une recherche du « Statique au mobile » sur l’art mudéjar andalou, un hommage à la salle de repos de l’Alhambra, un travail qui associe la plasticité à la technologie, en passant par l’informatique, notamment avec Arduino et le langage de codification Open Source.

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