La photographe Fatima Mazmouz célèbre les Chikhates-Résistantes

La photographe Fatima Mazmouz célèbre les Chikhates-Résistantes

Dans le sillage de ses recherches et travaux sur le corps colonial, la photographe Fatima Mazmouz présente cette fois-ci un travail inédit sur le corps dansant de la Chikha. L’exposition se tient jusqu’au 30 octobre à la galerie d’art Kulte Center for Contemporary Art à Rabat.

S’inscrivant dans son projet intitulé Casablanca mon amour, les Résistantes, cette série de photographies et de sculptures sur les Chikhates a déjà été révélée à The Mosaic Rooms à Londres dans le cadre de l’exposition Raw Queens. Elle fait actuellement escale à Kulte Center for Contemporary Art jusqu’au 30 octobre 2020.

Une installation de photographies et de sculptures aux allures de performance. Dans le corps dansant de la Chikha, la femme devient tour à tour coq, serpent et cheval.

Part de l’histoire vivante de la culture populaire au Maroc, la Chikha est une femme-guerrière, une résistante qui combat par la danse et par les mots, renouvelant ainsi, intacte, à travers son corps, la tradition de l’histoire orale du pays. Fatima Mazmouz joue sur un fond d’armes, virile et puissante, comme la voix de ces femmes indisciplinées et désobéissantes, à la fois inquiétantes et libres.
La série Chikhates donne à voir une nouvelle représentation des figures de pouvoir indigènes et ouvre de nouveaux champs de discussion sur le genre, la décolonisation et la culture populaire. Et surtout, “Klamek 9ortass” (I SPIT FIRE) rend hommage à cette âme de la culture populaire.
Chikhates est une collaboration entre The Mosaic Rooms (Londres, Royaume-Uni) et Kulte Center for Contemporary Art and Editions (Rabat, Maroc).

Qui est Fatima Mazmouz ?

Née à Casablanca en 1974, Fatima Mazmouz vit et travaille entre la France et le Maroc. Photographe-plasticienne, auteure de performances, conférencière, écrivaine, la diversité de ses pratiques et de ses approches trouve son unité dans la recherche sur la notion d’identité : le genre, le corps, l’immigration, et les stéréotypes qui les accompagnent. Les ventres du silence, pouvoir et contre pouvoirs, est le titre générique qui regroupe l’ensemble des travaux de Fatima Mazmouz.
Motivés par la déconstruction des systèmes d’organisations politiques sociaux et culturels qui arborent nos sociétés, Les ventres du silence créent des passerelles entre les territoires de l’intime et ceux du politique : La Discrimination,  le Féminisme, le Post-Colonial, la Mémoire et (la réécriture de) l’Histoire sont entre autres des champs d’investigation qui intéressent l’artiste y explorant les rapports de force qu’ils induisent.


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