Odette du Puigaudeau, l’aventurière amoureuse du désert

Odette du Puigaudeau, l’aventurière amoureuse du désert

Un vibrant hommage a été rendu  à l’écrivaine et l’ethnologue française Odette du Puigaudeau à l’occasion du 27ème anniversaire de son décès, lors d’une rencontre organisée  à Rabat et à laquelle ont pris part des personnalités qui ont travaillé sur son importante œuvre ou qui l’ont connue et côtoyée de près après son installation à Rabat.

 

Parmi ces personnalités, il y a lieu de citer de Brahim Boutaleb, historien, Mohamed Cheikh Biadillah, parlementaire et ancien président de la Chambre des conseillers, Hassan Kamil, anthropologue, et Rahal Boubrik, anthropologue. « L’objectif aujourd’hui est de pérenniser l’œuvre d’Odette du Puigaudeau, une œuvre qui compte plus de 1000 documents, 4000 photos, 500 coupures de presse, 200 articles rédigés par elle, en plus de 11000 objets conservés dans des musées » a souligné Hassan Kamil.

Odette du Puigaudeau est née à Saint-Nazaire en Bretagne le 20 juillet 1894. Amoureuse du désert et artiste dans l’âme, elle a sillonné, à partir de 1933, à dos de dromadaire ou à pied les déserts marocain et mauritanien. Son périple l’a mené jusqu’à Rabat où elle a résidé depuis  1961 jusqu’à son décès le 19 juillet 1991. « Elle a marqué de son empreinte l’histoire de la recherche sur la culture sahraouie et légué une bibliographie exceptionnelle, riche de documents et d’illustrations saisissant l’originalité de la culture beydâne. Sa bibliographie exemplaire contient des récits de voyage, des travaux sur l’histoire de la culture beydâne, des articles, des témoignages et quelques romans inspirés de son expérience saharienne”.

« Nomadiser ce n’est pas survoler un désert »

Brahim Boutaleb a préfacé son ouvrage « Arts et coutumes Maures » il cite l’écrivaine : « Le but que j’ai poursuivi est de tracer le portait physique et moral des Maures, de décrire leurs mœurs et leurs coutumes considérées dans leur pureté, c’est à dire avant les modifications évolutives, de dresser un inventaire aussi complet que possible des objets nécessaires à leur existence – mobilier, outils, armes, harnachements, etc. – avec leurs variantes régionales, en cherchant à dégager le style caractéristique de leur ornementation”.

Pour sa part, Cheikh Biadillah a rappelé  le rôle joué par Odette du Puigaudeau dans la diffusion de la culture sahraouie en général et beydâne en particulier, et qui a réussi à travers ses travaux, à ‘décrire l’homme dans sa plénitude’.

Pour rappel, cet hommage posthume a été rendu et organisé par le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et le Centre des études sahariennes (CES) le 19 juillet à la BNRM.

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