Connu pour sa voix libre et rebelle, ses prises de position anticonformistes et son œuvre iconoclaste, Nabyl Lahlou a marqué de son empreinte la scène cinématographique marocaine, à travers plusieurs œuvres dont “Kanfoudi” (1978), son premier grand succès, “Le Gouverneur général de l’île de Chakerbakerbane” (1980), “Ibrahim Yash” (1984) et “L’Âme qui brait” (1984).
Dans le théâtre, Nabil Lahlou a adapté surtout les œuvres de Shakespeare, à l’instar de sa pièce “Ophélie n’est pas Morte” (1968), influencée par le personnage homonyme de Hamlet. En outre, sa production “Salahef” (Les Tortues) a été considérée comme une percée.
Sa dernière œuvre “Macha Machmacha veut un rôle dans le film Le Procès de Socrate” a été présentée en mars 2026 au Théâtre National Mohammed V de Rabat.
Avec le départ de Nabyl Lahlou, le Maroc perd un immense créateur, souvent incompris, mais qui a marqué le théâtre et le cinéma marocains par son audace, son intelligence et son engagement.