À travers cette nouvelle série, conçue lors de sa résidence casablancaise, Hako Hankson interroge la place de la peinture dans un monde traversé par des tensions géopolitiques. Sans céder à une logique de témoignage direct, l’artiste déploie une œuvre profondément habitée, où l’expérience intime se mêle à une portée universelle. Le portrait continue de dominer les genres exploités par l’artiste, mais il s’y enrichit d’une dimension narrative, épique et mythique qui ouvre la peinture à un dialogue fécond entre cultures, héritages et imaginaires.

Dans le texte du catalogue d’exposition, l’écrivain Olivier Rachet éclaire la démarche de l’artiste en ces termes : « La dernière série à laquelle s’est consacré le peintre s’inscrit ainsi dans un ancrage culturel fort, et si le genre du portrait continue de régner en maître, la dimension narrative, mais aussi épique et mythique, de cette peinture apparaît désormais dans toute son universalité. »
De son vrai nom Gaston Hako, Hako Hankson est né en 1968 à Bafang au Cameroun. Plongé dès l’enfance dans la culture traditionnelle de l’Ouest camerounais et les rituels de sa tribu, l’artiste autodidacte, fils d’un père sculpteur, puise ses premières inspirations dans les objets des rites d’initiation qui l’entourent, tels que les masques et les statuettes. Émergeant sur la scène artistique dans les années 1990, ses œuvres ont depuis fait l’objet de nombreuses expositions à travers le monde.
Les œuvres de Hako Hankson ont intégré de prestigieuses collections dont celles de la Banque mondiale (Cameroun), de la Fondation Donwahi (Côte d’Ivoire), de la Fondation Cartier pour l’art contemporain (France), de la Fondation H (Madagascar) et de la Collection Gervanne & Matthias Leridon (France).