Le visage de Imane,, lacéré, a fait le tour de la toile la semaine dernière, suscitant indignation et colère. La jeune femme, originaire de Taza et âgée d’à peine 25 ans, avait été battue à mort et a subi une agression dans l’espace public de la part de son ex-mari. Celui-ci lui a porté de multiples coups au visage et à la main, ui laissant de graves séquelles physiques et psychologiques. Un acte de violence et d’une cruauté aussi barbare que sauvage.
L’agresseur de Imane l’avait déjà violée, et sa famille l’avait obligée à se marier avec lui, car une grossesse avait résulté de cette première agression. Mais le calvaire de Imane n’avait pas cessé pour autant. Le mari n’a eu de cesse de la tabasser, l’humilier et l’opprimer à tel point que la jeune femme, quelques mois après la naissance de sone nafnt, a demandé le divorce. L’affaire aurait pu en rester là, mais l’ex-époux ne l’entendait pas de cette oreille et a décidé de commettre l’irréparable contre Imane, six mois après le divorce.
L’affaire de Imane rappelle avec force que même si l’article 475 du Code pénal permettait à un violeur d’échapper aux poursuites en épousant sa victime avait été abrogé en 2014, il n’en demeure pas moins, que des femmes violées continuent, sous les pressions sociales et familiales, à être forcées d’épouser leur violeur.