Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l’auteur d’une œuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l’Homme à partir des données de la science.
« Jusqu’à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée », a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Aujourd’hui, le vide qu’il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner », a-t-elle ajouté.
Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s’accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque.
L’originalité de ce juif laïque, qui se percevait comme un « braconnier du savoir », a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d’une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire.
À la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines.
(Avec agences)