Karacena 2026 : quand le cirque fait corps avec Salé

Du 21 au 31 août, Salé accueille la 11e Biennale des arts du cirque et du voyage Karacena. Portée par l’École Nationale du Cirque Shems’y, cette nouvelle édition réunit artistes marocains et internationaux autour d’un même fil conducteur : « Faire corps ».

À Salé, ce sont dix jours de spectacles, de création et de rencontres, dans une ville appelée à devenir elle-même un espace de cirque. « Faire corps » le thème choisi pour cette édition renvoie d’abord à l’essence même du cirque. Une discipline où rien ne tient sans l’autre, où une main saisit, une épaule porte, un corps trouve son équilibre grâce à la confiance d’un autre.

Mais derrière le geste spectaculaire, il y a aussi tout un travail invisible. Des mois d’entraînement, de déplacements, de rencontres et de complicité précèdent les représentations. Le spectacle devient ainsi l’aboutissement d’un travail collectif où les artistes apprennent autant à se faire confiance qu’à maîtriser leur discipline.

Faire corps avec une ville!

Cette notion de lien dépasse toutefois le cercle des artistes. Karacena entend cette année « faire corps » avec Salé, ses habitants, son histoire et son environnement, avec la mer qui la borde et la terre qui la porte. La biennale devient alors un espace de rencontre entre artistes venus d’horizons différents, mais aussi entre disciplines et générations. Une manière de rappeler que le cirque contemporain peut être à la fois une forme d’expression artistique exigeante et un outil de rapprochement.

Cette dimension est au cœur de l’histoire de Karacena et de celle de l’École Nationale du Cirque Shems’y. Pour la présidente de l’AMESIP, cette édition revêt également une dimension particulière « Depuis vingt ans, Karacena prouve que l’art du cirque peut transformer des vies. Pour cette 11e édition, nous allons placer la manifestation sous le signe de la gratitude : envers les artistes, les habitants de Salé et tous les enfants devenus artistes professionnels grâce à Shems’y ».
Une phrase qui résume peut-être le mieux l’esprit de cette biennale. Derrière les acrobaties, les équilibres et les spectacles, il y a une histoire de transmission et des parcours de jeunes devenus professionnels.

De l’action sociale à l’excellence artistique

Derrière Shems’y se trouve l’Association Marocaine d’Aide aux Enfants en Situation Précaire (AMESIP), engagée depuis 1994 auprès de l’enfance en difficulté.
C’est dans le prolongement de cet engagement qu’est née l’École Nationale du Cirque Shems’y, présentée comme la première école de cirque professionnelle du Maroc. Au fil des années, elle a permis à des jeunes de se former et de devenir des artistes professionnels.

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