La campagne électorale a bien commencé le 10 septembre à la première heure et s’achèvera le 22 septembre à minuit, pour un scrutin le 23 septembre. Le corps électoral compte 15,8 millions d’inscrits, dont seulement 4 % âgés de 18 à 24 ans et 15 % de 25 à 34 ans ; les 60 ans et plus représentent 29 %. Les femmes constituent 46 % des inscrits.
Les partis politiques sont là.Les programmes sont là. Les promesses aussi. Mais à les lire, on a parfois l’impression de relire les campagnes précédentes : emploi, santé, éducation, logement, pouvoir d’achat, investissement, agriculture, eau, routes, numérique, protection sociale… Le vocabulaire change peu, les priorités non plus.
Ce qui manque peut-être, ce n’est pas une nouvelle liste de promesses, mais de nouvelles réponses. Le problème n’est pas l’absence de programmes, mais le manque de renouvellement.
Campagne électorale : et si on parlait enfin de la vraie vie ?
La vraie question serait plutôt : comment transformer ces promesses en réponses concrètes ? . Parce que le citoyen ne demande pas forcément des programmes de cent pages. Il demande des choses finalement très simples :Un emploi. Un hôpital qui fonctionne. Une école qui donne des chances. Un logement digne. Des transports qui permettent d’aller travailler. Une administration qui répond. Une justice accessible. Des routes entretenues. De l’eau. Du numérique. Et, surtout, le sentiment de ne pas être oublié. Et construire des logements loin des centres d’emploi sans penser suffisamment à la mobilité, c’est déplacer le problème.
Et les jeunes dans tout ça ?
Pourquoi une partie de la jeunesse paraît-elle si éloignée de la politique traditionnelle ? Est-ce du désintérêt ? De la défiance ? Le sentiment que les discours politiques ne correspondent plus à leur réalité ? Ou simplement une autre manière de s’informer et de participer, notamment avec les codes de la Gen Z ?
Il faut noter que 4 % des inscrits ont 18-24 ans, ce qui ne mesure pas à lui seul la participation effective.
Ironie du sort. Des leaders politiques vieillissants, d’une autre génération qui sont appelés à parler de l’avenir d’une jeunesse qui ne se reconnaît pas toujours dans leurs codes.
Les jeunes sont-ils suffisamment entendus lorsqu’on parle de leur avenir ?
Même chose pour les femmes : 46 % des inscrits sont des femmes, mais leur représentation politique reste une question à regarder de près. qu’est-ce qui freine encore leur participation politique ?
Arrêtons la politique de l’autruche et allons à l’essentiel
Parce qu’au fond, pendant que les partis se répondent, se critiquent et parfois se jettent des pierres, les citoyens attendent des réponses. Pas nécessairement des miracles.
Du concret. Et surtout, après les promesses, une chose beaucoup plus importante : des comptes à rendre.
Après le 23 septembre, qui se souviendra encore de toutes ces promesses ? .Alors, « Messieurs-dames les candidats, nous avons déjà entendu tout cela. Maintenant, surprenez-nous ! »
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