L’artiste poursuit à travers cette exposition dont le vernissage aura lieu le 29 septembre, son exploration de la traversée et de la frontière. Elle s’intéresse aux voies de passage et de transit, notamment à la notion de détroit, envisagées comme des espaces plus ou moins hostiles ou accueillants à habiter. Ces territoires, à la fois géographiques et intérieurs, constituent ce qu’elle nomme « l’interstice ».

À partir de ses matériaux de prédilection – papier, coton, épingle, aiguille, fibre de verre ou fil métallique –, Safaa Erruas dessine des lignes de traverse où s’instaure un équilibre entre le vide et le plein, l’ombre et la lumière, l’accumulation et l’évidement. Parallélépipèdes, rubans de papier, entrelacs de lignes et quadrillages composent le vocabulaire formel de ce nouveau travail.
Dans le texte du catalogue de l’exposition, le critique d’art Olivier Rachet évoque des
« cartographies de l’intime » qui se donnent à voir à travers les interventions plastiques de l’artiste, en ces termes : « Un fil ténu semble ainsi relier les bras de mer et les continents, à l’image des lignes de crête invisibles qui façonnent et désarçonnent à la fois nos êtres. »
Du 29 septembre au 7 novembre 2026 à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca.