Boujloud Film Fest : Rabat s’offre un nouveau rendez-vous du cinéma fantastique

Du 30 octobre au 1er novembre, le Boujloud Film Fest présente à Rabat son Prologue, trois jours de projections et de rencontres consacrés au cinéma fantastique et au cinéma de genre. Une édition test, en entrée libre, avant une première édition envisagée en 2027.

Frissons, monstres et imaginaires venus de plusieurs continents : un nouveau festival voit le jour à Rabat. Né d’une initiative belgo-marocaine portée par Mustapha Abatane, dit Bandini, professionnel du cinéma établi à Bruxelles, la consultante culturelle Christel Schouweiler et le consultant en cinéma Sami Gaidi, le Boujloud Film Fest veut faire découvrir des films rarement visibles dans les salles marocaines. Porté par l’association Tatmin et cofondé avec l’ISMAC, il mise aussi sur la formation et l’accès des jeunes au cinéma de genre.

Son nom rend hommage à Boujloud, ou Bilmawen en amazighe, figure masquée et vêtue de peaux de bêtes qui a longtemps fait frissonner les enfants marocains. Le festival s’en inspire pour explorer, par le cinéma, des imaginaires où se mêlent peur, humour et transgression.

Le Prologue s’ouvre le vendredi 30 octobre à l’ISMAC, avec dès 10 h 30 une séance de courts métrages suivie d’une rencontre avec le réalisateur Karim Souissi et l’artiste belgo-congolais Nganji Mutiri. À 19 h, place au film d’ouverture, « Reflet dans un diamant mort » d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, un hommage pop au film d’espionnage, aux accents de giallo.

Le samedi, le Cinéma 7ème Art projette « Black Zombie » de Maya Annik Bedward, un documentaire qui remonte aux racines vaudoues haïtiennes de la figure du zombie. Il sera suivi d’un débat intitulé « Que disent nos monstres de nous ? », modéré par la programmatrice Bouchra Assou, avec l’anthropologue Lahoucine Bouyaakoubi, spécialiste de la tradition de Bilmawen, et la cinéaste Sarah Mounia Kachiri. La soirée se poursuit avec « Mārama » de Taratoa Stappard, un récit gothique maori hanté par les fantômes du colonialisme.

Le dimanche, une nouvelle séance de courts métrages est proposée à Tatmin, avec notamment « Qu’importe si les bêtes meurent » de Sofia Alaoui et « Seminal Animals » de Karim Souissi. Le Prologue se clôt au Cinéma 7ème Art avec « Sicko » du Kazakh Aitore Zholdaskali, un thriller social grinçant dans l’esprit de « Parasite ».

Infos pratiques : Boujloud Film Fest, Prologue, du 30 octobre au 1er novembre 2026 à Rabat, à l’ISMAC, au Cinéma 7ème Art et à Tatmin. Entrée libre.

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