Et si le livre allait à la rencontre de ses lecteurs ? C’est le message porté par la table ronde inaugurale de la deuxième édition du Festival de la rentrée littéraire Le Matin, samedi 31 octobre à Casablanca. Placée sous le thème « Penser le livre au cœur de la ville », elle réunissait le président-directeur général du Groupe Le Matin, Mohammed Haitami, l’écrivain et peintre Mahi Binebine et Marc Bitton, organisateur de rencontres littéraires à Tanger.
Les intervenants ont plaidé pour des événements organisés au cœur des villes, ouverts à tous les publics, et pour davantage de centres culturels de proximité, notamment dans les quartiers défavorisés. Écoles et universités ont été appelées à rapprocher les jeunes des auteurs, dans un écosystème où pouvoirs publics, entreprises, société civile et médias prendraient chacun leur part. Face au numérique, aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle, ils ont aussi appelé à inventer de nouveaux formats de lecture, à l’image de la mutation qu’a connue la presse, et à considérer la culture comme une industrie à part entière, pour garantir la pérennité des festivals littéraires dans les régions.
Organisé par le Groupe Le Matin, le festival propose huit tables rondes autour de la place du livre dans la ville et de ses liens avec le cinéma, le théâtre ou le roman historique. Le programme comprend également des ateliers d’écriture, de bande dessinée, de manga et de lecture théâtralisée pour les jeunes, ainsi qu’un village littéraire pour les enfants et les familles.
La veille, vendredi 30 octobre, une soirée de gala avait consacré les lauréats de la première édition du Prix littéraire Le Matin, en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, Mohamed Mehdi Bensaid. Dans la catégorie francophone, le prix a été décerné à Mimoun Hillali pour son roman « L’Écume des dunes » (éditions Falia). Dans la catégorie amazighe, il est revenu à Abdelouahid Hannou pour son roman « Itanya ».