L’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération Royale Marocaine de Kickboxing, Muay Thaï, Savate et Sports Assimilés, tenue samedi 27 juin au Complexe culturel Al Fida à Casablanca, a été marquée par de vives tensions ayant conduit à l’interruption des travaux.
La réunion, organisée en présence des représentants du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, du Comité National Olympique Marocain et de 402 clubs affiliés, devait permettre la désignation d’un comité provisoire chargé de gérer la Fédération jusqu’à la prochaine Assemblée générale élective.
Selon le communiqué, un groupe d’anciens dirigeants et de leurs partisans aurait perturbé le déroulement de la réunion avant qu’une vingtaine de personnes n’envahissent La Tribune. « Dès les premières heures de la matinée, le déroulement normal de l’Assemblée a été perturbé par plusieurs anciens membres du Bureau Directeur ayant présenté leur démission collective le 3 avril 2026, accompagnés de certains de leurs partisans appartenant notamment à des clubs ne remplissant pas les conditions statutaires leur permettant de participer aux travaux de l’Assemblée ou de prendre part au vote. Malgré ce climat de tension, les travaux de l’Assemblée ont pu débuter en présence des représentants des autorités publiques et des clubs affiliés ».
Des irrégularités financières et signalements de harcèlement
La Fédération évoque des bousculades impliquant des représentants du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, du Comité National Olympique Marocain ainsi que deux huissières de justice, en plus d’une agression physique du modérateur de la séance.
Le président de la Fédération a profité de cette Assemblée pour présenter les réformes engagées depuis son élection en décembre 2025, notamment l’ouverture d’audits portant sur la gestion précédente, des irrégularités financières présumées et des signalements de harcèlement. « Le Président a ensuite exposé les nombreuses anomalies administratives, financières et organisationnelles découvertes depuis sa prise de fonctions, notamment l’existence de dettes importantes, des mouvements financiers insuffisamment justifiés, des comptes bancaires non déclarés lors de la passation des pouvoirs, des biens appartenant à la Fédération non restitués, ainsi que plusieurs éléments ayant conduit au déclenchement d’un audit interne, à la saisine de la Cour des comptes et à l’ouverture de différentes procédures auprès des autorités compétentes ». « Il a également rappelé avoir été alerté sur des faits graves de harcèlement signalés par plusieurs femmes arbitres et athlètes, ce qui a conduit la Fédération à engager les démarches nécessaires afin que ces faits soient examinés dans le respect de la loi ».
La Fédération va recourir à la justice !
Le communiqué met également en cause la présence du président de la Fédération Royale Marocaine de Taekwondo lors des incidents, tout en précisant que seule la justice est compétente pour établir les responsabilités.
La Fédération condamne les violences, réaffirme son attachement aux principes de transparence et de bonne gouvernance et annonce le recours à toutes les procédures administratives et judiciaires prévues par la loi pour faire toute la lumière sur ces événements. « Elle réaffirme son attachement aux principes de légalité, de transparence, de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des institutions sportives nationales conformément à la Constitution du Royaume, aux lois relatives au sport et aux Hautes Orientations Royales ».