La 28e Festival de Fès des musiques sacrées du monde, placé sous le signe “Renaissances, de la Nature au Sacré-Création”, a offert lors du concert d’ouverture, une succession de fragments inspirés de la beauté du monde, de la multiplicité de ses expressions et de l’esthétisme d’une Afrique colorée, baroque, et parfois burlesque.
Dans une scénographie narrative et chorégraphique exceptionnelle, ce spectacle a mis en scène, en sons et en images, la thématique centrale de l’édition 2025, valorisant la notion de “Renaissance”, telle une impulsion de renouveau culturel, spirituel et artistique dont le Maroc est un modèle.
Des dizaines d’artistes représentatifs de la programmation diversifiée du festival, se sont succédé devant les murailles historiques de Bab Al Makina, parmi lesquels les femmes de Mayotte (Îles Comores) qui perpétuent le rituel soufi du “Deba”, l’ensemble soufi “Areej” du Sultanat d’Oman, et la Compagnie Méhansio de Côte d’Ivoire.

Il s’agit également des “Kassaïdes” mourides du Sénégal, des Tambours du Burundi, de la danse mystique du “Sama” de Meknès, et du chant sacré de la renaissance, interprété par la mezzo-soprano et colorature Battista Acquaviva.
Au terme de ce concert inaugural, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a remis le “Prix jeunes talents-Esprit de Fès”, organisé en partenariat avec la Fondation “Esprit de Fès”, aux lauréats du conservatoire de musique de la capitale spirituelle du Royaume. Ainsi, les Prix du piano, du qanoun, du violon et du luth (oud) sont revenus respectivement à Imane Berrada, Hiba Azzegar, Zakaria Almoubakir et Saad Ghannami.
Par la suite, Son Altesse Royale a posé pour une photo souvenir avec les artistes.
Le 28e Festival de Fès des musiques sacrées du monde rendra hommage à l’Afrique, un continent dont la jeunesse veille à préserver et à célébrer ses traditions millénaires, à la transmission de son héritage pour les générations futures contribuant ainsi à sa renaissance culturelle.