Cette 19e édition sera également l’occasion de renforcer les fondements du festival, celles de transmission et de partage autour de la danse, tout juste un an avant la 20e édition. Un moment à n’en pas douter symbolique pour Taoufiq Izeddiou. D’autant que ce sera parallèlement les 25 ans de sa compagnie de danse contemporaine, Anania, considérée comme la première au Maroc.
Pendant neuf jours, Marrakech redevient un vaste territoire de création et de partage, accueillant représentations, performances pluridisciplinaires, workshops, master classes, projections cinématographiques. Avec un format en adéquation avec le mois sacré et toujours avec des spectacles gratuits.

Une édition sous les signes de la spiritualité et du partage
Fidèle à son ancrage territorial, culturel et humain, On Marche explore les relations étroites entre spiritualité et danse, et interroge ce qui nourrit à la fois le corps, l’âme et l’acte de création, dans un temps collectif marqué par le jeûne, l’écoute, la contemplation et le ralentissement.
Les spectacles seront donnés après le ftour, à partir de 21h à l’Institut français, au Es Saadi Marrakech Resort, au Centre culturel les Étoiles de Jemaa el Fna.
Ainsi, l’ouverture officielle avec « La Terre en transe » (Maroc) de Taoufiq Izeddiou, aura lieu samedi 7 mars, à 21h30. Après une tournée internationale, cette grande création chorégraphique, qui accueille sur scène 12 danseurs, clôt son tour des Instituts français du Maroc par une représentation attendue à l’IF de Marrakech.
Honneur à l’espagne et ouverture sur le monde
Parmi les temps forts, un focus Espagne, conçu en partenariat avec l’Institut Cervantes, vient renforcer les dialogues artistiques euro-méditerranéens et ouvrir de nouveaux espaces de circulation pour les œuvres chorégraphiques. Des artistes et musiciens espagnols sont invités autour de deux projets : « Las Magias » de Teresa Lorenzo, à voir mercredi 11, à 21h30 au Es Saadi et « Rumi Flamenco » de Nirtan et Manuel Espinoza, vendredi 13, à 20h au Es Saadi.
La programmation accorde également une place centrale aux chorégraphes marocains, composante majeure et pérenne du festival. Elle témoigne d’une écoute attentive à la diversité des langages chorégraphiques et à la vitalité de la scène artistique marocaine, tout en favorisant des espaces de dialogue entre artistes, au cœur de leurs territoires.
Comme toujours, On Marche s’ouvre au monde. Et en cette période de ramadan, les valeurs d’échange et de partage sont omniprésentes, comme avec l’accueil de compagnies venues d’autres pays, tels la France, le Mali, le Mozambique, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte…