Avec l’exposition « Lignes Blanches, Sang Commun »,l’artiste photographe Mohssine Bassit dévoile la place des femmes au cœur de l’imaginaire sportif africain.Ce travail s’inscrit dans le projet Corps de Femmes et qui explore, en collaboration avec la Fondation Ali Zaoua, le football comme langage d’unité et de reconnaissance, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations

Exposées au Centre Culturel Les Étoiles de Sidi Moumen à Casablanca, les femmes que l’artiste immortalise sont venues du Maroc, de Tunisie, du Congo, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.Elles sont photographiées portant les maillots des équipes nationales, incarnant une Afrique plurielle, rassemblée par l’émotion collective et le sentiment d’appartenance. « À travers cette série photographique, l’exposition interroge le football comme un espace de rassemblement, d’émotion collective et d’identité partagée, en plaçant les femmes au cœur de l’imaginaire du football africain » écrit l’artiste dans sa page Facebook. « Leurs corps et leurs regards incarnent une Afrique plurielle, consciente de ses différences et unie par une histoire, une mémoire et une énergie communes ».

« À travers ces femmes,c’est une Afrique qui se regarde et se reconnaît »
« Les « lignes blanches » évoquent celles du terrain de football : elles séparent, structurent et organisent le jeu. Mais dès que le match commence, ces lignes s’effacent symboliquement pour laisser place à ce qui relie : le sang commun, l’émotion partagée, la famille élargie que forme le continent africain. Mohssine écrit aussi « Le football est l’un des rares espaces où l’on ressent immédiatement l’unité du continent. À travers ces femmes, j’ai voulu montrer que cette unité ne se vit pas seulement dans les gradins ou sur le terrain, mais aussi dans les corps, dans la posture, dans la présence. Elles ne représentent pas des pays qui s’opposent, mais une Afrique qui se regarde et se reconnaît ».

Avec cette exposition, Mohssine Bassit poursuit une démarche artistique engagée, où la photographie devient un outil de narration sociale, révélant le corps féminin africain comme espace de résistance, de transmission et d’avenir. « Au milieu du cercle, elle se tient seule et pourtant entourée de toutes les autres nations. Son maillot n’est pas qu’une couleur, c’est une déclaration : Ici commence le lien, ici bat le cœur du continent. Autour d’elle, les autres pays tournent, se répondent, se reconnaissent. Chacun apporte son souffle, son histoire, sa force. Ensemble, elles créent un mouvement invisible mais puissant, un cercle où la diversité devient harmonie ».

« [L’Épicentre] n’est pas un point isolé : c’est celui à partir duquel l’Afrique rayonne, celui où les différences se rencontrent pour devenir union. Cette image montre que l’unité ne supprime pas l’identité, elle l’amplifie. Dans ce cercle, chaque nation trouve sa place, et toutes trouvent le rythme d’un continent qui se lève, fier et vivant.C’est un hommage à l’Afrique comme corps collectif : centré sur la force, tournant autour de ce qui la fait vibrer » .