Imane Mellah et Salima Naji parmi les finalistes du Prix du design 2026 de l’Institut du monde arabe

Cinq créateurs marocains figurent parmi les finalistes du Prix du design 2026 de l’Institut du monde arabe (IMA), une distinction qui met en lumière l’excellence de la création contemporaine dans le monde arabe. Parmi ces créateurs, les architectes Salima Naji et Imane Mellah.

Les finalistes marocains sont représentés dans quatre des principales catégories du concours, illustrant la diversité et le dynamisme de la scène créative du Royaume, à l’intersection du design, de l’architecture, de l’artisanat et de la préservation du patrimoine.

C’est ainsi que dans la catégorie Artisanat contemporain, Imane Mellah a été sélectionnée grâce à « Bab », une œuvre textile inspirée des portes des médinas marocaines, réalisée à partir de techniques artisanales évoquant le tissage amazigh.

Imane Mellah est une architecte et designer franco-marocaine basée à Paris. Elle a étudié à l’école d’architecture NS de Lyon et à l’Architectural Association School de Londres. Elle a fondé son studio à Paris en 2022, travaillant sur des projets combinant l’architecture, le design et la recherche. Son travail explore l’influence de l’identité culturelle et l’intégration des processus de construction et de fabrication. Elle a précédemment collaboré avec plusieurs cabinets primés à Paris et à Londres, développant des projets résidentiels et culturels.

La tapisserie Bab d’Imane Mellah © Imane Mellah

L’architecte Salima Naji est pour sa part finaliste dans la catégorie du Grand Prix avec le Centre d’interprétation du patrimoine de Tiznit, un projet réalisé en terre crue au sein des remparts historiques de la ville, illustrant son engagement de longue date en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine architectural marocain.
Installée depuis 2008 dans le Sud marocain, Salima Naji défend une architecture ancrée dans son territoire, et qui en affirme la matérialité. Architecte DPLG (École d’architecture de Paris-La-Villette), elle multiplie les chantiers participatifs depuis plus de vingt ans autour de la préservation des architectures collectives sahariennes (ksour, greniers collectifs). Privilégiant les technologies des matériaux premiers et biosourcés dans une démarche d’innovation respectueuse de l’environnement, elle construit aussi une architecture contemporaine à caractère social.

Salima Naji, Centre d’interprétation du patrimoine de Tiznit. © Guy Thimel

 

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Article

Dounia Batma en guest star au Festival Méditerranéen de Nador

Next Article

Diamantine dévoile sa nouvelle vision du Néo Beldi

Related Posts