Ta7rir est un concept innovant et une ONG très impliquée dans le développement social et culturel. À cet effet, cette ONG basée au Maroc utilise la créativité et l’art comme moteurs clés de l’impact social, et encourage l’entrepreneuriat créatif, en particulier chez les femmes et les jeunes artistes.
Lancée le 7 octobre 2017, l’ONG Ta7rir dresse le bilan de ses six mois d’action, et le moins que l’on puisse dire, est que cette ONG a fait de l’excellent boulot. S’attaquant principalement aux inégalités entre les sexes et le manque de confiance au Maroc, l’ONG a réalisé pas moins de 83 produits pendant 8 Résidences.
Le premier programme organisé par Ta7rir abordait la question de la censure, de l’inégalité entre les sexes et de la conformité dans la discipline des arts visuels au Maroc. Dans ce sens, Ta7rir a connecté 16 artistes avec 6 modèles pour dessiner 50 œuvres en 2 heures. La résidence a eu lieu à l’Uzine.
La seconde initiative concernait l’univers musical. Le concept ciblait des chanteurs de rap et en particulier des femmes invités à collaborer dans une résidence pour parler de défis sociaux et produire une piste de rap avec 1 beat, 3 rappers, 3 minutes de freestyle.

Graffiti pour l’équité des genres est un autre événement initié par l’ONG au cœur du village Moqrisset près de Ouazzane où les femmes jouissent d’un statut de femmes libres, fortes et indépendantes. Ce modèle suscitant une réflexion sur l’équité des genres a été labellisé le 11 novembre par une peinture sur un mur, réalisée par Afrofatcap Ayoub, en partenariat avec Djebli Club, autour d’une citation de l’auteur Nora Ephron, traduite en 4 langues : « Soyez l’héroïne de votre vie, pas la victime « , pour illustrer le potentiel des femmes dans la région, et l’impact que le modèle peut avoir sur les dynamiques de genre dans la vie urbaine.
Par ailleurs, ta7rir a récompensé et soutenu 3 projets. Il s’agit de Women Power de Zainab Fasiki: Programme d’ateliers qui vise à autonomiser les jeunes artistes marocaines et à les aider à construire leur carrière artistique et à s’impliquer davantage dans le secteur artistique au Maroc, en s’attaquant aux défis liés à l’inégalité entre les sexes; La Double Croche de Fatine et Yussra Alouane, une entreprise qui se concentre sur la conception de chaussures de luxe faites à la main, inspirées de la musique, et enfin L’blend de Aimane Idhajji et Younes Idihoum, un espace créatif basé à Tiznit, mêlant art, technologie et entrepreneuriat.
Et ce n’est pas tout. Ta7rir, jamais à court d’idées a lancé un jeu social local avec un contenu éducatif comme mode d’apprentissage. Dans ce sens, le jeu de cartes « Tayka » a vu le jour, comme une version expérimentale, mettant en avant le premier thème: « Le Maroc au-delà des stéréotypes ».
Deux autres projets sont dans le viseur de ta7rir : la production de bandes dessinées des cours du lycée. 13 artistes participent à ce projet, dans le but de donner vie à un livre de 36 pages en dialecte marocain et en arabe. La production de ce livre aura toutefois lieu après une campagne de crowdfunding sur la plateforme marocaine ‘Wuluj’. (Vous pouvez contribuer à partir de 40 dh, pour acheter votre article sur le lien suivant: https://www.wuluj.com
Ta7rir compte également lancer une application en réalité virtuelle pour le diagnostic des violences domestiques sous la forme d’un jeu android auquel 2 artistes & 1 développeur prennent part.
