« Le Bled du Kif » présenté au Centre Jacques-Berque

« Le Bled du Kif » présenté au Centre Jacques-Berque

Khalid Mouna est anthropologue, professeur de sociologie à la faculté des Lettres et des Sciences humaines Moulay Ismail, Meknès. Il est chercheur associé au Centre Jacques-Berque CNRS (Rabat). Le jeudi 22 mars Khalid Mouna présentera son livre « Le bled du kif. Économie et pouvoir chez les Ketama du Rif » (Paris, Ibis Press) au  Centre même à 18 h 30.

 

Khalid Mouna est aussi enseignant dans le cadre du Master « Crossing the Mediterranean : towards Investment and Integration (MIM) » à l’Université Ca’Foscari de Venise, professeur invité de la chaire IISMM/EHESS et à l’université Paul Valery de Montpelier III, et membre du comité scientifique de la revue Espace-Temps et du magazine FuoriLuogo. Ses publications de recherche portent sur le cannabis, les changements sociaux, les migrations, et les mobilisations sociales post-printemps arabe.

« Le bled du kif »

Le Rif central, notamment la région de Ghrama, est connu par sa tradition de l’enseignement coranique. Dans le passé, chaque école était réputée pour son fqih et la réputation du fqih jouait un rôle primordial dans le choix des apprentis/taleb. Certains villages sont ainsi traditionnellement plus réputés que d’autres. Avec l’expansion de l’économie du kif et l’arrivée de l’école moderne, la tradition de l’enseignement traditionnel a disparu dans plusieurs villages. C’est dans ce cadre et en continuité avec nos recherches sur cette région que cette intervention, basée sur l’observation des classes de ta’lim a’tiq (enseignement traditionnel) dans un village de Beni Khaled, que nous allons mettre à jour les transformations liées au ta’lim a’tiq dans le bled du kif. Dans une région où l’enseignement de la tradition islamique, l’apprentissage du Coran et la culture du kif sont les trois figures de l’autorité, il s’agit de présenter et d’analyser, à partir des données issues d’un terrain en cours, les dimensions normatives de cette transformation, en passant par les pratiques, les ressources que les acteurs déploient, ainsi que le cadre contraignant de cette transformation.

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