Cette édition s’autorise deux nouveautés sans précédent dans l’histoire du Festival. Le premier est un hommage rendu à l’Aïta au féminin, à travers Zina Daoudia. L’Aïta Née dans les plaines et portée par des voix de femmes qui y ont déposé leur révolte, leur tendresse et leur liberté. Cet art compte parmi les paroles les plus anciennes du Maroc. Honorer cette tradition à travers une artiste de cette envergure, c’est reconnaître que la beauté populaire au féminin n’en est pas l’ornement, mais la source.
Le second est l’ouverture d’un nouveau lieu de représentation : la Medersa Ben Youssef. Cet ancien foyer du savoir, dont les zelliges et les bois sculptés gardent la mémoire de siècles d’enseignement, accueillera pour la première fois les arts du Festival. La voix de Nabila Maan y épousera la délicatesse de ces murs, dans une rencontre où l’authenticité du chant répond à la finesse du patrimoine bâti. D’autres artistes l’y rejoindront pour célébrer une magie qui s’adresse à l’âme marocaine elle-même, dans toute sa pudeur et sa splendeur.