Dans un communiqué reçu par la rédaction concernant l’exploitation sexuelle de mineures dans la région de Bni Ahmed, province de Taounate ,la Coalition Printemps de la Dignité exprime sa profonde inquiétude face aux informations faisant état d’une possible exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.
Pour la Coalition, si les faits sont confirmés, ils constitueraient des crimes graves d’exploitation sexuelle et de traite des êtres humains « Nous considérons que les faits rapportés concernant l’exploitation présumée de ces élèves, s’ils sont confirmés, sont contraires aux engagements du Maroc en matière de droits humains et de protection de l’enfance, notamment l’article 34 de la Convention relative aux droits de l’enfant, l’article 3 du Protocole facultatif à cette convention, les articles 18, 19 et 20 de la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, la Déclaration universelle des droits de l’enfant ainsi que d’autres conventions et instruments internationaux, sans oublier les articles 32 et 33 de la Constitution marocaine qui font de l’État le garant de la protection juridique et morale des enfants ».
La Coalition exige une action immédiate!
Elle appelle les autorités compétentes à mener une enquête approfondie et impartiale, à poursuivre tous les responsables sans exception et à garantir la protection des victimes. « Nous exigeons une enquête approfondie et impartiale afin d’établir toute la vérité, de sanctionner légalement toutes les personnes impliquées, quels que soient leur statut ou leur fonction, de mettre fin à toute impunité, d’assurer la justice, la réparation des préjudices et la réhabilitation des victimes ainsi que de leurs familles ».
Elle demande également un accompagnement psychologique, social et juridique adapté aux jeunes filles concernées, ainsi que le respect de leur vie privée.
Un appel urgent à l’action de tous !
La coalition insiste sur la nécessité de renforcer les actions de prévention, de sensibilisation et de protection de l’enfance afin de lutter efficacement contre l’exploitation sexuelle, la traite des êtres humains et toutes les formes de violence à l’égard des enfants. « Nous soulignons enfin que cette affaire, quelles que soient les conclusions des enquêtes en cours, constitue un signal d’alarme concernant la situation de nombreuses jeunes filles mineures exposées à différentes formes d’exploitation et de violence. Elle met en évidence l’urgence d’adopter des politiques publiques plus efficaces dans les domaines de la protection de l’enfance, de la lutte contre l’exploitation sexuelle, de la traite des êtres humains et des violences fondées sur le genre ». « Nous appelons toutes les institutions concernées par la protection de l’enfance, notamment les autorités judiciaires, sécuritaires, éducatives, sociales et sanitaires, à assumer pleinement leurs responsabilités en matière de détection précoce, de signalement, de prise en charge et d’accompagnement, tout en renforçant la coordination entre elles afin d’assurer une protection efficace des enfants ».