Après avoir rappelé les différents axes abordés lors de la journée, la qualité des interventions et l’objectivité des échanges, les participants ont souligné la richesse d’un débat fructueux, mettant en lumière les nombreuses difficultés rencontrées par les familles de Marocains résidant à l’étranger confrontées au décès d’un proche hors du Royaume.
Les recommandations ont principalement porté sur la nécessité de placer la dignité du défunt et l’accompagnement des familles au cœur des procédures, avec une prise en charge plus humaine, rapide et respectueuse, indépendamment du statut administratif du défunt.
Les participants ont appelé à simplifier et accélérer les procédures administratives, aussi bien au Maroc que dans les pays de résidence, notamment en facilitant l’accès aux documents et les recours administratifs. La création d’une plateforme unique de données, ainsi que le développement de réseaux permettant une meilleure coordination entre les différentes administrations, consulats et organismes concernés, ont été proposés.
L’accent a également été mis sur la nécessité de renforcer la coopération administrative et juridique internationale, à travers les conventions bilatérales et, à terme, un protocole juridique international harmonisé destiné à mieux protéger les droits et la dignité des défunts ainsi que ceux de leurs familles.

Autre priorité : améliorer l’identification des personnes décédées, notamment grâce au recours accru aux technologies de l’ADN et aux outils numériques et d’intelligence artificielle, afin de faciliter l’identification des personnes avec ou sans documents d’identité. Les participants ont également plaidé pour des bases de données intelligentes, fiables et interconnectées.
La question de l’accompagnement des familles a occupé une place centrale, avec un appel à mettre en place des aides et des solutions d’urgence pour soulager celles qui attendent le rapatriement du corps. Une fois le cercueil arrivé au Maroc, les procédures devraient également être facilitées, avec notamment la priorité accordée au cercueil lors des formalités d’arrivée.
Les participants ont par ailleurs relevé les difficultés liées à la communication avec certains consulats et à la lenteur de certaines administrations. D’où la proposition de créer un interlocuteur unique, capable de coordonner les démarches et de faciliter la communication entre les familles, les consulats, les administrations marocaines et les autorités des pays concernés.
Enfin, un appel a été lancé à l’inscription de l’ensemble des MRE auprès des consulats, ce qui pourrait faciliter leur identification et leur localisation en cas de besoin. La participation des MRE aux élections nationales a également été évoquée, dans une volonté de renforcer leur lien avec leur pays d’origine et leur implication dans la vie nationale.
Au-delà des mesures techniques et administratives, le message de la journée se veut avant tout clair : la dignité du défunt ne doit jamais être subordonnée aux lenteurs ou aux complexités administratives.