Pour la troisième fois d’affilée, le Royaume accueille la grand-messe du football féminin africain, et pour la troisième fois d’affilée, ses Lionnes se sont hissées dans le dernier carré. Au stade Moulay El Hassan de Rabat, devenu au fil des éditions le jardin de la sélection nationale, les protégées de Jorge Vilda ont déroulé une phase de groupes sans défaite avant de faire tomber, samedi, les Banyana Banyana sud-africaines. Le billet pour le Mondial brésilien est en poche. Le rêve, lui, vise désormais plus haut.
Un sans-faute maîtrisé
Lancées par un festival offensif face au Kenya (4-0), démonstration portée par Ibtissam Jraïdi, les Lionnes de l’Atlas ont ensuite fait plier l’Algérie (1-0) au terme d’un duel longtemps verrouillé, dénoué à la 84ème minute par Sanaa Mssoudy, dont la frappe a fait exploser le stade Moulay El Hassan et offert au pays hôte une qualification anticipée pour les quarts. Restait à assurer la première place face au Sénégal, le 3 août, lors d’une dernière journée disputée sous haute intensité. Dominatrices — 68% de possession en première période —, portées par les percées de Sakina Ouzraoui et l’activité de Maryame Atiq dans les couloirs, les Marocaines ont buté sur une gardienne sénégalaise en état de grâce, Adji Ndiaye, qui a notamment repoussé à deux reprises un penalty de Yasmin Mrabet en seconde période. À l’autre bout du terrain, Khadija Er-Rmichi a veillé au grain, sauvée une fois par sa barre transversale juste avant la pause. Un nul vierge, frustrant dans le jeu, mais précieux au classement. “Nous avons atteint notre premier objectif en nous qualifiant pour les quarts de finale”, a résumé Jorge Vilda en conférence de presse. Le technicien espagnol, sacré champion du monde 2023 avec l’Espagne avant de prendre les rênes de la sélection marocaine, sait mieux que quiconque que les tournois se gagnent match après match.
Lancées par un festival offensif face au Kenya (4-0), démonstration portée par Ibtissam Jraïdi, les Lionnes de l’Atlas ont ensuite fait plier l’Algérie (1-0) au terme d’un duel longtemps verrouillé, dénoué à la 84ème minute par Sanaa Mssoudy, dont la frappe a fait exploser le stade Moulay El Hassan et offert au pays hôte une qualification anticipée pour les quarts. Restait à assurer la première place face au Sénégal, le 3 août, lors d’une dernière journée disputée sous haute intensité. Dominatrices — 68% de possession en première période —, portées par les percées de Sakina Ouzraoui et l’activité de Maryame Atiq dans les couloirs, les Marocaines ont buté sur une gardienne sénégalaise en état de grâce, Adji Ndiaye, qui a notamment repoussé à deux reprises un penalty de Yasmin Mrabet en seconde période. À l’autre bout du terrain, Khadija Er-Rmichi a veillé au grain, sauvée une fois par sa barre transversale juste avant la pause. Un nul vierge, frustrant dans le jeu, mais précieux au classement. “Nous avons atteint notre premier objectif en nous qualifiant pour les quarts de finale”, a résumé Jorge Vilda en conférence de presse. Le technicien espagnol, sacré champion du monde 2023 avec l’Espagne avant de prendre les rênes de la sélection marocaine, sait mieux que quiconque que les tournois se gagnent match après match.

La revanche face aux Banyana
La suite lui a donné raison. Samedi 8 août, devant un stade Moulay El Hassan en fusion, les Marocaines ont écarté l’Afrique du Sud (2-1) au terme d’un quart de finale à forte charge symbolique : c’est face à ces mêmes Banyana Banyana que les Lionnes avaient laissé filer le titre en finale de l’édition 2022. Sakina Ouzraoui a ouvert le score à la 31ème minute, avant que Hanane Aït El Haj ne double la mise sur penalty au retour des vestiaires. La réduction du score signée Thembi Kgatlana à la 67ème — le tout premier but encaissé par la meilleure défense du tournoi — n’a rien changé à l’affaire. Au-delà du dernier carré, cette victoire offre au Maroc un trophée dans le trophée : une qualification directe pour la Coupe du monde 2027 au Brésil, la deuxième phase finale mondiale de son histoire après celle de 2023, conclue en huitièmes face à la France. La revanche est prise. L’histoire, elle, continue de s’écrire.
Chebbak et Er-Rmichi, la mémoire et l’héritage
Ce parcours porte aussi des visages. Celui, d’abord, de Ghizlane Chebbak, la capitaine emblématique, titularisée face au Sénégal après deux entrées en cours de jeu, et dont la seule présence raconte un demi-siècle de football marocain : fille de Larbi Chebbak, champion d’Afrique avec les Lions de l’Atlas en 1976, elle poursuit sous le maillot rouge et vert une histoire familiale entamée bien avant sa naissance. Celui, ensuite, de Khadija Er-Rmichi, gardienne au long cours dont la carrière épouse la métamorphose du football féminin national — des terrains de l’anonymat aux stades combles de l’ère professionnelle. Deux trajectoires, une même symbolique : ces Lionnes-là ne défendent pas seulement un blason, elles incarnent une transmission.
La suite lui a donné raison. Samedi 8 août, devant un stade Moulay El Hassan en fusion, les Marocaines ont écarté l’Afrique du Sud (2-1) au terme d’un quart de finale à forte charge symbolique : c’est face à ces mêmes Banyana Banyana que les Lionnes avaient laissé filer le titre en finale de l’édition 2022. Sakina Ouzraoui a ouvert le score à la 31ème minute, avant que Hanane Aït El Haj ne double la mise sur penalty au retour des vestiaires. La réduction du score signée Thembi Kgatlana à la 67ème — le tout premier but encaissé par la meilleure défense du tournoi — n’a rien changé à l’affaire. Au-delà du dernier carré, cette victoire offre au Maroc un trophée dans le trophée : une qualification directe pour la Coupe du monde 2027 au Brésil, la deuxième phase finale mondiale de son histoire après celle de 2023, conclue en huitièmes face à la France. La revanche est prise. L’histoire, elle, continue de s’écrire.
Chebbak et Er-Rmichi, la mémoire et l’héritage
Ce parcours porte aussi des visages. Celui, d’abord, de Ghizlane Chebbak, la capitaine emblématique, titularisée face au Sénégal après deux entrées en cours de jeu, et dont la seule présence raconte un demi-siècle de football marocain : fille de Larbi Chebbak, champion d’Afrique avec les Lions de l’Atlas en 1976, elle poursuit sous le maillot rouge et vert une histoire familiale entamée bien avant sa naissance. Celui, ensuite, de Khadija Er-Rmichi, gardienne au long cours dont la carrière épouse la métamorphose du football féminin national — des terrains de l’anonymat aux stades combles de l’ère professionnelle. Deux trajectoires, une même symbolique : ces Lionnes-là ne défendent pas seulement un blason, elles incarnent une transmission.

Le Cameroun, dernier obstacle avant la finale
Place désormais à la finale avant la finale. Mercredi 12 août à 21h, toujours au stade Moulay El Hassan, les Lionnes de l’Atlas défieront des Lionnes Indomptables en pleine renaissance. Repêché au bénéfice de son classement FIFA après avoir manqué les qualifications, le Cameroun s’est mué en épouvantail du tournoi : premier du groupe D sans la moindre défaite, il vient de terrasser le Nigeria (1-0), tenant du titre et décuple champion d’Afrique, dimanche à Casablanca, sur une réalisation de Myriam Nyadjou. Un duel de Lionnes, donc, pendant que l’autre demi-finale opposera l’Algérie au Malawi, l’irrésistible sensation de cette édition, avant une finale programmée le dimanche 16 août à Rabat. Pour les doubles vice-championnes d’Afrique, battues sur la dernière marche en 2022 puis en 2024 — un cruel 3-2 concédé à domicile face au Nigeria —, l’équation est limpide : cette génération dorée, qui joue à la maison, devant son public, n’a plus que deux marches à gravir. L’Afrique est prévenue. Les Lionnes n’ont plus faim de podiums. Elles veulent le trône.
Place désormais à la finale avant la finale. Mercredi 12 août à 21h, toujours au stade Moulay El Hassan, les Lionnes de l’Atlas défieront des Lionnes Indomptables en pleine renaissance. Repêché au bénéfice de son classement FIFA après avoir manqué les qualifications, le Cameroun s’est mué en épouvantail du tournoi : premier du groupe D sans la moindre défaite, il vient de terrasser le Nigeria (1-0), tenant du titre et décuple champion d’Afrique, dimanche à Casablanca, sur une réalisation de Myriam Nyadjou. Un duel de Lionnes, donc, pendant que l’autre demi-finale opposera l’Algérie au Malawi, l’irrésistible sensation de cette édition, avant une finale programmée le dimanche 16 août à Rabat. Pour les doubles vice-championnes d’Afrique, battues sur la dernière marche en 2022 puis en 2024 — un cruel 3-2 concédé à domicile face au Nigeria —, l’équation est limpide : cette génération dorée, qui joue à la maison, devant son public, n’a plus que deux marches à gravir. L’Afrique est prévenue. Les Lionnes n’ont plus faim de podiums. Elles veulent le trône.