Dans « Le soleil se lève deux fois » (Gallimard, L’Arbalète), Soundouss Chraïbi signe, dans son premier roman, un huis clos féminin à Tanger, hanté par les silences, les secrets et la mémoire des femmes.
Soundouss Chraïbi est une journaliste et écrivaine d’origine marocaine.Titulaire d’une licence en lettres modernes de l’Université Paris-Sorbonne et d’un master de Sciences Po, elle réside à Paris et travaille comme journaliste au magazine marocain TelQuel, où elle est responsable éditoriale de la rubrique Qitab dédiée à la littérature.
Un huis clos à celles qu’on n’a pas écoutées!
Le roman est un huis clos féminin et secret de famille.« Ce sont les silences de tout ce qui n’a jamais été dit qui racontent cette histoire.» Quand elle apprend que sa grand-mère, la flamboyante Mama Abla, n’a plus que quelques mois à vivre, Layal va s’installer chez elle à Tanger, dans la demeure où elle a grandi, pour la veiller jusqu’à sa mort, avec sa mère et sa tante. Face au deuil à venir, la jeune femme s’interroge sur ses souvenirs d’enfance et son incapacité à exister en dehors de ces murs, qui prennent vie et semblent lui répondre. À la veille de sa mort, Mama Abla lui fait promettre d’empêcher coûte que coûte que la maison ne soit vendue… Dans ce huis clos féminin hanté par un secret, Soundouss Chraïbi explore les dessous d’une société patriarcale, et rend hommage à «toutes les femmes, mortes et oubliées, dont les voeux n’ont jamais été respectés».