Revers de fortune, perte d’emploi, mauvais investissements … Quand ces évènements surgissent dans une vie de couple, ils peuvent être très déstabilisants et souvent la cause d’une rupture d’équilibre. Le conjoint concerné est d’abord assailli par l’angoisse, la perte de confiance en lui-même et en les autres, le manque d’objectivité dans l’analyse de la situation qu’il a souvent du mal à admettre et à partager avec sa moitié.
Comment aider son conjoint à surmonter la crise ?
Dans un premier temps, il ne faut en aucun lui faire des reproches car ils mènent souvent à la culpabilité et à la perte de confiance en soi. Une personne qui ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille peut ressentir un sentiment de culpabilité car il a en quelque sorte déçu les espoirs et les attentes de son conjoint, de ses enfants, voire de ses parents.
Dans un deuxième temps, il est essentiel d’aider son conjoint à mettre en mots ses peines indicibles. Ne pas le laisser s’enfermer dans le mutisme et dans l’inaction. Car à pas vouloir » traverser » les crises, on risque de s’y engluer. Elles se superposent les unes aux autres, jusqu’à la pathologie.
Dans un troisième temps, il faut positiver. Ce n’est pas pour rien qu’en calligraphie chinoise, le mot « crise » est composé de deux éléments, l’un signifiant “danger”, l’autre “opportunité”. Si votre conjoint n’est pas convaincu, expliquez-lui qu’au-delà de la difficulté et de la souffrance qu’une crise peut engendrer, elle nous dévoile à nous-mêmes et nous incite souvent à nous dépasser.
Comment se faire aider par une personne extérieure au couple ?
Si tous ces efforts ne donnent rien, il ne faut pas avoir peur de faire appel à des professionnels. Et si l’état de la personne s’aggrave, consulter un psy peut devenir nécessaire.
Le conjoint peut aussi ressentir le besoin de voir un spécialiste. Après tout, la crise que traverse sa moitié a également des retentissements sur son mental. Consulter une personne extérieure et neutre peut parfois faire du bien. Parler à un tiers contribue également à accepter le plus difficile : sa propre impuissance devant la souffrance d’une personne que l’on aime. Cette acceptation exercera un effet libérateur sur soi ainsi que sur celui ou celle que l’on veut aider.