Au Parc de la Ligue Arabe, Majid Bekkas, Shabaka Hutchings et Hamid Drake ont ouvert la soirée sur la scène gratuite du festival. La rencontre a réuni la tradition gnaoua portée par Majid Bekkas, le souffle jazz de Shabaka Hutchings et le jeu du batteur américain Hamid Drake. Un moment rare, offert en plein air au public casablancais, entre ancrage marocain et ouverture internationale.

À Anfa Park, Small X Live With AMG & Saib a lancé la soirée sur la Scène 21. Autour du projet NAFIDA, Small X a présenté une forme plus organique de son univers, entre rap, textures instrumentales et écriture introspective. Avec AMG et Saib, le concert a pris une direction plus intime, laissant respirer les mots, les silences et les matières sonores.

Le Barcelona Gipsy Balkan Orchestra a ensuite pris le relais avec une énergie généreuse. La formation basée à Barcelone a porté ses influences balkaniques, tziganes et méditerranéennes dans un concert vivant, fait pour le partage, les voix et le mouvement. Une séquence chaleureuse, qui a donné à la Scène 21 une couleur plus festive.
Sur la Scène Casa Anfa, Zeyne a ouvert une autre atmosphère. L’artiste jordano-palestinienne a mêlé pop arabe, R&B et soul dans un concert porté par sa voix et par une présence sensible. Son passage a installé un moment plus émotionnel avant l’arrivée très attendue de Rilès.

Rilès a clôturé la soirée avec l’intensité attendue par son public. Auteur, compositeur, producteur et performeur, l’artiste franco-algérien a livré un concert précis, physique et très suivi par les festivaliers. La scénographie a renforcé l’impact du live, avec des images filmées et projetées sur les écrans géants dans une esthétique proche du clip. Porté par une énergie constante, Rilès est même descendu dans la foule, prolongeant le concert au plus près du public. Entre puissance scénique, répertoire repris en chœur et rapport direct aux festivaliers, il a donné à ce mardi une fin de soirée urbaine et fédératrice.