L’exposition réunit douze sculptures issues de la collection Dalí Universe et les douze créations couture exclusives qu’elles ont inspirées. Pensée comme une installation artistique, elle se déploie dans un parcours intimiste et sculptural où chaque pièce peut être approchée comme une œuvre à part entière. Elle rassemble des créations uniques destinées à être montrées, et non portées, avant de voyager vers d’autres institutions dédiées à l’art, à la mode ou au design.
Zhor Raïss réinterprète douze œuvres daliniennes à travers douze pièces d’exception – une première mondiale pour une créatrice du monde arabo- musulman – chacune portant l’autorisation officielle d’apposer la signature de Dalí et accompagnée d’un certificat d’authenticité.
Ce pont entre Dalí et Zhor Raïs repose sur un même ADN artistique : la capacité à conjuguer héritage et innovation, à faire de la tradition un tremplin vers la vision. Avec “Dalí Diali – L’étoffe du rêve”, la créatrice ouvre un territoire commun. Là où l’art devient couture, et où la couture s’élève au rang d’expression artistique.

Genèse d’une résonance artistique
Depuis ses années aux Beaux-Arts de Casablanca, Zhor Raïs nourrit une admiration profonde pour Salvador Dalí, dont l’univers singulier n’a cessé de l’inspirer. La rencontre décisive a lieu en 2016, lors d’une exposition consacrée au maître catalan en Arabie Saoudite et présentée par le commissaire d’exposition Bertrand Epaud.
Face aux œuvres tridimensionnelles de Dalí, Zhor Raïs découvre une nouvelle dimension de son langage artistique. Cette révélation fait émerger l’idée d’une collection dédiée au maître du surréalisme, scellant l’évidence d’un dialogue créatif entre l’artiste et l’héritage dalinien.

Trois années de création : du symbole à la couture
Le projet mobilise près de trois années de recherche, de construction et d’expérimentation. Chaque pièce explore un grand motif dalinien. Du temps élastique, à la métamorphose, le rêve et l’inconscient, en passant par l’envol et la légèreté, le féminin pluriel, la dualité des formes, le mouvement continu et la mémoire. La couture devient langage.
Les matières sont choisies pour leur pouvoir narratif. Les mousselines aériennes expriment l’élasticité du temps, les transparences suggèrent le rêve et l’entre- deux, les organzas lumineux captent et diffractent la lumière, et les broderies sculptées font surgir le relief et la profondeur.
Chaque pièce se situe à la frontière du vêtement et de la sculpture textile. Jamais une imitation, toujours une interprétation.