Organisé en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et la Wilaya de la Région Rabat-Salé-Kénitra, ce rendez-vous artistique, qui se poursuit jusqu’au 26 septembre, propose au public trois soirées de concerts et de créations inédites réunissant six formations européennes et six projets marocains autour de rencontres musicales imaginées spécialement pour le festival.
La soirée d’ouverture a été marquée par la prestation d’Amara Quartet, un ensemble féminin portugais qui revisite le fado dans une approche contemporaine, portée par les voix, l’accordéon, la guitare classique et le violoncelle. Le groupe a gratifié le public de plusieurs titres emblématiques, dont « Confesso », avant d’accueillir sur scène le compositeur et percussionniste marocain Khalid Kouhen, qui s’est associé au quartet pour interpréter « Labyrinth », offrant ainsi une fusion musicale inédite aux confluents des musiques du monde.
Le programme s’est poursuivi vendredi avec une deuxième soirée qui a accueilli Herak – Bulatkin Quartet, une formation dont la musique puise dans les traditions slaves et tziganes, la musique classique impressionniste et les rythmes balkaniques. Le quartet a partagé la scène avec Hicham Telmoudi, violoniste, compositeur et arrangeur reconnu pour son travail de valorisation du patrimoine musical marocain. Le groupe belge NØ Steam a ensuite fait dialoguer jazz, funk et hip-hop. Son univers rencontrera celui de Sara Moullablad Quartet, projet mêlant darija marocaine, jazz, samba brésilienne et influences chaabi.
Le festival prend fin ce samedi avec une soirée de clôture mettant à l’honneur Ulrich Drechsler’s Azure Trio, une formation autrichienne qui défend un « jazz pour danser », tourné vers les musiques de club et porté par de puissantes improvisations. Le trio rencontrera Younès Fakhar « Tamzaj » Quartet, projet fondé sur le dialogue entre le patrimoine marocain et les musiques du monde.
La clôture du festival réunira également Antonio Lizana Quintet, figure majeure de la scène jazz flamenco espagnole, et Abir El Abed Sextet. Entre traditions arabo-andalouses, flamenco, blues et sonorités gnaoua, les deux formations donneront naissance à une création placée sous le signe du dialogue entre les cultures.
Au-delà des concerts à l’amphithéâtre du Parc Hassan II, le festival « Jazz à Rabat » propose deux masterclass au Centre Culturel Les Étoiles de Sidi Moumen, conçues comme des moments de transmission, d’échange et de pratique autour du jazz et de ses croisements avec d’autres univers musicaux.