Nacir Chemao expose son « Paradoxart » à l’espace Rivages

Nacir Chemao est un artiste plasticien né à Sidi Kacem au Maroc.Plusieurs étapes ont marqué son long parcours artistique .De 1988-1989 ,l’artiste lance le manifeste « Paradoxart » (une théorie en philosophie-esthétique) avec des artistes allemands et marocains. Depuis ,seul principal initiateur, Chemao fondateur du mouvement, continue à s’inspirer dans son travail de l’approche « Paradoxart ».

L’exposition « Paradoxart : l’art au service de l’entendement » de l’artiste maroco-allemand Nacir Chemao  diversifie les styles et crée selon des séries : le paradoxart, l’éthique, les silhouettes, les bombas, les arbres, les toiles bleues.

Sur la particularité de cette exposition,la démarche et le style artistique ,l’artiste explique « En fait, j’ai choisi pour cette exposition au Maroc de présenter une rétrospective de mes travaux qui dévoilent, dans chacune de mes séries, les styles de mes œuvres picturales et les nouvelles techniques utilisées. La particularité réside, donc, dans ce choix diversifié en vue de rapprocher les fervents néophytes et les amateurs de l‘art de mon cheminement personnel d’artiste et du processus qui m’a conduit à passer d’un style à un autre ». « En outre, elle permettra d’expliciter davantage le sens authentique que je donne à mon courant plastique, nommé « Paradoxart ». Celui-ci est porteur d’une éthique dans l’art au service de l’entendement ». 

« Je suis subjugué par ce ressenti de nostalgie »

Nacir a un lien empathique au sens fort du terme avec le cheval « Je m’identifie à lui.  Je le considère comme étant moi. Dans toutes mes œuvres, le cheval c’est moi. Je me sens libre de gambader avec ma foi et d’être à la fois partout et ailleurs ».Nostalgique aux endroits et lieux qui ont bien marqué son vécu ,Nacir dira « J’aime styliser les anciennes et monumentales portes, les arcades de ma ville Salé, de la Tour Hassan de Rabat ou la Tour Eiffel à Paris. Je suis, à chaque fois lors de ma créativité, subjugué par ce ressenti de nostalgie .Je sens souvent, dans mes actes picturaux, que je suis à la fois au Maroc dans une médina allemande et en Allemagne dans un boulevard marocain ». 

Pour l’artiste ,exposer dans son pays  est un plaisir d’avoir cette opportunité de montrer ses œuvres anciennes et inédites au public « Les artistes marocains, résidents à l’étranger, chérissent leur pays et d’une manière de plus en plus forte. Je pense qu’ils souhaiteraient tous faire connaître leurs travaux dans leur pays et rencontrer les amoureux de l’art. Les moments de partage sont toujours une immense joie pour les artistes.C’est pour cette raison que je tiens tant à remercier chaleureusement la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger qui a choisi, depuis sa création, de solliciter les artistes de la diaspora ».

Pratique: Exposition jusqu’au 4 juin à l’espace Rivages ,Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger

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