Polyarthrite rhumatoïde : les femmes premières victimes

Polyarthrite rhumatoïde : les femmes premières victimes

Touchant près de 300 000 personnes au Maroc, la polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires. Elle atteint surtout les femmes, le plus souvent entre 35 et 50 ans, mais elle peut aussi concerner les enfants, les hommes et les femmes jeunes.

 

« Les causes de la PR sont inconnues. Pour une raison indéterminée, l’organisme ne reconnaît plus un des éléments de l’articulation comme étant sien et réagit contre elle (on parle de réaction auto-immune). Il y a donc un dérèglement du système immunitaire qui commence à attaquer ses propres articulations par un processus inflammatoire ce qui aboutit à une destruction du cartilage et des os », explique Professeur Fadoua Allali.
Au début, cette maladie se manifeste par une douleur et un gonflement articulaire bilatéral (droit et gauche), le plus souvent localisés aux mains et aux pieds mais elle peut toucher également les autres articulations.
« Les douleurs articulaires occasionnent souvent des réveils nocturnes et un enraidissement matinal de durée variable. Quand la maladie n’est pas traitée à temps, elle occasionne des destructions et des déformations articulaires, avec un handicap très sévère », ajoute Professeur Allali.

 La PR n’est pas une maladie de famille

La polyarthrite rhumatoïde n’est pas une maladie héréditaire, mais il est possible d’en observer plusieurs cas dans une même famille. « Il existe, en fait, des « facteurs de prédisposition génétique ». Il est également très probable qu’un désordre hormonal soit incriminé dans la maladie expliquant la prédominance féminine’ insiste le Professeur Allali.
Il existe 2 types de traitements de la PR, les traitements symptomatiques comme les traitements contre la douleur à savoir les antalgiques, anti inflammatoire, corticoïdes. Ces différents traitements peuvent calmer la douleur un moment sans aucune action sur la maladie elle-même et les traitements de fond pour stopper la progression de la maladie.
« Un traitement de fond, débuté précocement dans les six premiers mois de la maladie, peut prévenir et/ou limiter la destruction articulaire, ralentir l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde, voire éradiquer définitivement la maladie. Parmi les traitements de fond, le Methotrexate reste le traitement de référence à condition qu’il soit donné à bonne dose », assure le Professeur Allali.

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