Avec Twehechtek, Sara Moullablad dévoile un nouveau titre d’une grande sobriété émotionnelle, né dans le silence et la solitude de la nuit. S’inscrivant dans un EP à venir de trois titres, Twehechtek en constitue le premier extrait. Pensé comme un parcours émotionnel cohérent, ce projet global explore les thèmes de l’introspection, de la mémoire et du rapport à l’absence, à travers une écriture intime et maîtrisée. Chaque chanson prolonge cette réflexion sensible, dessinant une œuvre d’ensemble où les émotions se répondent et s’éclairent mutuellement, confirmant la volonté de Sara Moullablad de construire un univers artistique à la fois personnel et structuré.
La chanson est née d’« un moment très simple et très intime : la nuit. Ce moment suspendu où tout est calme, où le bruit du monde s’éteint, et où les pensées prennent plus de place que la raison ». Plus qu’un événement précis, Twehechtek est le fruit d’un état émotionnel récurrent, presque universel, où une absence revient sans prévenir.
Signifiant littéralement « tu m’as manqué », le titre s’impose par sa frontalité. « C’est une phrase simple, directe, presque brute. Elle ne cherche pas à expliquer, ni à justifier. Elle constate », explique la chanteuse. La chanson ne formule ni appel ni espoir de retour : elle reconnaît une présence persistante dans la mémoire. Elle s’adresse à un “tu” intime , un amour passé, une relation révolue mais aussi à soi-même, à cette part qui se souvient même lorsque l’on avance.
Émotionnellement, Twehechtek se situe dans un entre-deux assumé. « Ce n’est ni un manque dramatique, ni complètement apaisé. C’est un manque lucide, suspendu, observé avec douceur », précise Sara Moullablad. Une tendresse mélancolique affleure, sans colère ni regret, accueillie avec pudeur et retenue.
Avec Twehechtek, Sara Moullablad signe une œuvre à la fois intime et universelle, où musique et image dialoguent avec retenue. Une chanson et un clip qui abordent le manque non comme une blessure spectaculaire, mais comme une trace persistante, fragile et profondément humaine, inscrite dans les rues, la nuit et la mémoire de Casablanca.