Il est fréquent de ressentir de la fatigue au moment de l’adolescence. La fatigue est quelquefois à rattacher à bien des causes : infections, maladies chroniques, stress, manque de fer…
Il est aussi courant que l’adolescent connaisse des coups de fatigue passagers dus à une poussée de croissance ou une dépense énergétique plus importante que d’habitude. Ces « coups de pompe » peuvent disparaître après une bonne nuit de sommeil.
En revanche, si la fatigue persiste plusieurs semaines, si elle n’est pas atténuée par le repos, si, en plus, elle est accompagnée de morosité, elle peut alors être un symptôme de la dépression. Par ailleurs, si cette fatigue est accompagnée de vertiges ou de pâleurs excessives, elle peut être alors due à une forte anémie. Dans ce cas, il est important d’en parler avec votre médecin traitant.
Il faut cependant savoir que la fatigue est le plus souvent liée aux problèmes de sommeil. La majorité des adolescents se plaignent en effet à leur réveil d’avoir mal dormi et de ne pas se sentir reposés, allant parfois jusqu’à souffrir de somnolences pendant la journée. Le fait est que nos ados dorment moins que les 9 heures conseillées.
Manque de sommeil
Différents facteurs peuvent expliquer cette diminution du temps de sommeil à l’adolescence, tels que l’augmentation de la charge de travail scolaire ; l’usage de l’ordinateur, de la télévision, des téléphones portables ; les sorties entre amis le week-end qui décalent peu à peu l’heure de l’endormissement, favorisant les insomnies…
Les répercutions du manque de sommeil sur les performances scolaires ne sont pas négligeables : la fatigue réduit en effet les capacités d’attention, de réflexion et de mémorisation, entraînant alors des troubles du comportement voire une chute de l’investissement et des résultats chez l’élève.
Pour permettre à l’adolescent de retrouver une bonne qualité de sommeil, il est donc recommandé aux parents de lui laisser faire des grasses matinées le week-end et pendant les vacances. En semaine, il convient de restaurer un rythme favorable à un sommeil de qualité : les sorties doivent être limitées et les activités précédant le coucher plutôt calmes. Et pour amener votre ado à s’endormir plus tôt, il est bon, conseillent les chercheurs, de réduire les sources de lumière et de débrancher télévision et ordinateur au moins une heure avant le moment souhaité du coucher. Si les difficultés à s’endormir proviennent d’une anxiété trop vive, il faut identifier avec l’adolescent les causes de cette angoisse et tenter de l’apaiser. Dans le cas d’une charge de travail trop élevée, les parents peuvent essayer d’aider leur enfant à mieux s’organiser, ou lui apporter un soutien scolaire voire psychologique.