De retour dans la ville de Dakhla, le Forum Crans Montana a consacré cette édition à l’Afrique et à la coopération Sud-Sud. Les sujets stratégiques à l’ordre du jour de cette 5ème édition sont la sécurité énergétique, les exigences environnementales, l’économie numérique, la santé publique, l’agriculture durable et la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et du leadership féminin.
Du 14 au 17 mars, Chefs d’État et de gouvernement, ministres, organisations régionales et internationales, parlementaires, conférenciers et de nombreuses entreprises venus d’Afrique, et du monde entier se sont retrouvés pour discuter de l’avenir d’un continent émergent et bâtir « Une Afrique puissante et moderne au service de sa jeunesse », thème de cette édition 2019.
Présente en force au forum, la jeunesse africaine est à l’honneur à l’occasion d’un side-event consacré à la paix et la sécurité, avec la participation exceptionnelle d’organisations de jeunesse de plus de 30 pays d’Afrique et du Monde. Les jeunes ont pu partager leurs expériences avec d’autres jeunes et aux côtés de grandes personnalités, décideurs politiques, entrepreneurs, organisations nationales, régionales et internationales.
Un forum à l’écoute des jeunes et des femmes
Tout ce qui a été dit lors de ces réunions a souligné la réelle nécessité d’impliquer les jeunes à prendre part aux futurs défis du continent africain. Hadja Conde Djéné Kaba, Première Dame de la République de Guinée, souhaite encourager la jeunesse et en particulier les jeunes femmes à prendre part aux futurs défis du continent africain, « Nous devons encourager la jeunesse à croire en nos valeurs, et à participer au développement de nos pays. En Guinée, grâce au microcrédit, et à notre fondation PROSMI, des femmes ont l’opportunité de devenir entrepreneurs» .

Les problèmes de paix et de sécurité en Afrique sont liés à l’injustice sociale, politique, économique et la corruption. Il faut une société plus équitable basée sur l’accès à l’éducation » s’est exprimé Bello Shagari Ghasy, Président de National Youth Council, Nigeria. Face à la montée de l’extrême droite radicale et aux fléaux de la violence et du terrorisme, les jeunes adoptent par la suite la Déclaration de Dakhla et plaident pour l’autonomisation et l’inclusion sociale face à la violence et l’extrémisme, la promotion de la création d’emploi et de l’entreprenariat des jeunes, l’implication de ces derniers dans les projets et programmes de développement et la mise en place de fonds d’autonomisation des jeunes dans les différents pays du continent.

Bitunia Lulu Berhanu membre de National Youth Council, Ethiopie, représente à la fois la voix des jeunes et celle des femmes en Afrique prône l’implication de la société civile dans l’amélioration du développement économique des pays africains


Lors des échanges et des témoignages concrets sur des initiatives en faveur des Droits des femmes en Afrique, Jewel Taylor, Vice-Présidente de la République du Liberia prône un engagement plus fort des gouvernements africains pour créer des sociétés inclusives qui permettent aux femmes de faire entendre leurs rêves d’un monde plus calme.
Hajbouha Zoubeir, Présidente de la Phos-Fondation, à l’origine du Learning Center de Dakhla, a présenté les missions de sa Fondation et des exemples de femmes qui participent au leadership féminin africain d’aujourd’hui et de demain.
Parmi les autres activités du forum s’ajoutaient, une formation aux outils du numérique, une caravane médicale spécialisée, la réunion des associations de la jeunesse africaine, des manifestations sportives et culturelles. Toutes ces initiatives ont animé ces quelques jours avec comme ambition d’être encore davantage au service des populations locales.