Tout le monde a pris un jour un sirop contre la toux, un comprimé contre les maux de têtes ou même des antibiotiques, sans consulter de médecin. L’automédication est devenue une façon quasi-incontournable de soigner nos petites maladies passagères. Pour beaucoup d’entre nous, ce n’est pas un luxe, mais bien souvent une nécessité dictée par un impératif économique. Nous sommes ainsi nombreux à nous soigner en achetant directement nos médicaments chez le pharmacien ou en puisant dans nos armoires à pharmacie.
Les risques existent
Les indications de l’automédication restent bien sûr les petites affections de la vie courante qui ne nécessitent pas forcément le passage par la case médecin : maux de tête, problèmes de digestion, toux, rhumes et les rhinites, brûlures légères et piqûres d’insectes…
Mais à défaut de savoir très précisément ce que nous faisons, nous jouons un peu notre santé à pile ou face. Car l’automédication ne va pas sans risques : Des retards de diagnostics et de prises en charge ou encore le risque d’utiliser des médicaments trop lourds et inadaptés sont très présents.
Mieux vaut donc respecter quelques principes de bon sens pour une automédication sans risque. Il faut notamment veiller à ne pas utiliser d’anciennes prescriptions. Il est aussi important de ne pas dépasser la durée du traitement indiquée sur le prospectus, ni de cumuler plusieurs traitements. Des médicaments, consommés à mauvais escient ou abusivement, peuvent vous exposer à un réel danger. L’abus d’aspirine peut par exemple exposer à des accidents digestifs graves. Il en est de même pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Sachez aussi qu’une prise trop importante de paracétamol peut entraîner des problèmes hépatiques.
Traitement adapté
En cas de doute, n’hésitez pas demandez conseil à votre pharmacien. Celui-ci peut vous aider à choisir le médicament le plus adapté à votre cas, vous indiquer précisément la posologie, les contre-indications et les éventuels effets secondaires.
Veillez également à conserver l’emballage de vos médicaments, car il donne d’importants renseignements sur le dosage, les règles d’utilisation, les effets indésirables possibles ainsi que la date de péremption.
Enfin, ayez toujours à l’esprit que prendre un médicament, qui plus est sans prescription médicale, n’est pas un acte anodin. L’automédication ne convient que lorsque les symptômes sont sans gravité. En cas d’apparition de symptômes inconnus, douteux ou persistants, consultez sans attendre votre médecin.
Règles à suivre pour une automédication responsable
- Jamais d’automédication chez les femmes enceintes ou allaitantes, ni chez les bébés.
- L’automédication n’est pas un traitement au long cours. En moyenne, elle ne doit pas durer plus de 3 ou 4 jours.
- En raison d’éventuelles interactions médicamenteuses dangereuses, évitez la prise de plusieurs médicaments en même temps.
- Lisez systématiquement la notice des médicaments.