L’inné et l’acquis : Et si tout était inscrit dans nos gènes ?

Sommes-nous le produit de nos gènes ou de l’environnement ? La question ne cesse de diviser. Mais il est certain qu’en dépit des traits prédéterminés de nos gènes, nous pouvons influer sur notre parcours de vie. Explications

Quelle est la part de l’inné et de l’acquis dans notre personnalité, notre comportement et notre façon de penser ? Le débat, autour de cette question, avait fait rage pendant des décennies, et les tenants de l’une ou l’autre des théories ont leurs propres arguments sur cette question. Mais si nos traits physiques peuvent être identiques à ceux de nos parents, ou ressembler à ceux de nos aïeux, il n’en demeure pas moins que nos talents ou notre personnalité nous sont propres, et sont plutôt influencés par l’environnement direct. Il en va de même en ce qui concerne notre façon de nous exprimer ou de réagir aux évènements. Pourtant, il n’en demeure pas moins que les études réalisées sur certains jumeaux, séparés à la naissance, ont révélé des similitudes flagrantes concernant des traits de caractères, de comportements ou encore certaines pathologies tant physiques que psychologiques.

Inné vs acquis : un match inégal

Les personnes agressives ou violentes naissent-elles avec ces traits de caractère ?  Et celles qui sont intelligentes, ou qui présentent une forte ou faible personnalité  le sont-elles de naissance ? Ce qui est certain, c’est que si les  attributs (traits physiques, couleurs des yeux et des cheveux) sont inscrits dans notre ADN, il est toujours impossible de confirmer avec certitude si les gènes du comportement existent et peuvent tout expliquer.  Et si nous ne sommes pas programmés pour la réussite, il est certain qu’il est impossible de transmettre sa capacité  naturelle d’apprendre ou d’exceller dans certaines matières à sa descendance, et encore moins de leur transmettre son savoir…

Les défenseurs du concept de l’acquis estiment que l’environnement influence grandement notre  comportement et notre façon d’agir.  Et selon les défenseurs de cette théorie, on peut prendre un enfant et le façonner à sa guise et en faire ce qu’en on veut, quel que soit son potentiel, ses origines, ses talents ou sa race. C’est d’ailleurs le point de vue défendu par le psychologue John Watson au 19ème siècle. Mais il n’a jamais tenté cette expérience puisqu’on ne lui doit que l’expérience, très controversée d’ailleurs, dite du Petit Albert, l’enfant qu’il conditionna au point qu’il ait une peur bleu de tout animal à fourrure. La façon d’agir ou de réagir face à certaines situations, de même que les valeurs transmises par sa famille, l’environnement dans lequel l’individu a baigné et l’éducation reçue vont laisser des marques indélébiles.  Ce qui fait dire aux psychologues que si nos gènes font de nous des êtres humains, d’autres paramètres entrent en ligne de compte, et ils sont plus souvent d’origine culturelle que naturelle. Dans cet ordre d’idées, les psychologues avancent l’idée qu’une personne, même née dans un environnement défavorisé, peut, si elle possède ce petit quelque chose, réussir brillamment et exceller dans son domaine.

Autrement dit, il est possible que le QI puisse évoluer, surtout si l’environnement s’y prête, et à cet égard, il est indéniable que la famille joue un grand rôle en inculquant à l’enfant le goût du savoir et la volonté d’apprendre et d’exceller.

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