Oumaima Achour : “Le guide s’adresse à toutes les personnes œuvrant pour la cause des droits des femmes”

Oumaima Achour : “Le guide s’adresse à toutes les personnes œuvrant pour la cause des droits des femmes”

Lancé en avril dernier, le « Guide juridique des femmes d’infractions ou de violations de droits » est le fruit d’un partenariat modèle entre le Ministère de la justice, la  Faculté des SEJS Agdal, la clinique Juridique de l’Université Mohamed V, et l’association JossourFFM. Ce recueil juridique illustre l’innovation de la société civile en riposte à la Covid 19, à travers  l’union du savoir académique, de l’expertise professionnel et l’expérience du terrain au service de la promotion des droits des femmes, un modeste recueil de procédure que les étudiants pourront utilisés lors de l’accueil à la clinique juridique. Oumaima Achour, Présidente de l’association JossourFFM nous explique la finalité et le but de ce guide pratique.

Comment est né le projet de ce guide juridique?

Oumaima Achour : L’idée de la préparation de la première édition de ce fascicule est née autour d’une discussion avec ma chère Collègue Ilham, la directrice de la clinique juridique de l’Université Mohammed V durant le confinement, des moments où les femmes ont connu une exacerbation des violences, livrées à elle-même, cantonnées chez elles, loin de toute assistance juridique, Certaines femmes ont traversées des moments de tristesse, de désarroi, elles sont sentis lésées, par un parent, un proche, un collègue, un ami, un mari, un confrère, un inconnu. Certaines femmes ont été harcelés dans le milieu du travail, vivant cette injustice dans le silence,  le dissimulant sous le maquillage, elles arborent des sourires et forces des rires .Certaines femmes vivent ce calvaire dans leur couple au quotidien, mais elles s’efforcent de garder la tête haute, mais dans l’art de la dissimulation  Certaines femmes sont désabusées d’autres esseulées, désarmées au quotidien et par divers moyens de violence, violation de droits et d’infractions.  Ce constat, appuyé par des chiffres alarmants sur les atteintes graves aux droits des femmes, appelle à la mobilisation de tous les acteurs œuvrant pour leur protection, et ce afin de mettre en œuvre des mesures aussi bien préventives que répressives visant à préserver au mieux la dignité des femmes et à veiller à la bonne application des lois et des conventions pertinentes relatives à leurs droits.C’est dans cette optique qu’a été conçu ce guide juridique des femmes victimes de violences ou de violations de droits.

 Plusieurs personnes, professeurs et experts ont participé à l’élaboration de ce guide dont vous-même. Que pourriez-vous nous en dire ?

 Oumaima Achour : Et pour cause et pour contribuer avec notre modeste expertise en tant que juristes nous nous sommes constitué en petit groupe de professeurs et experts regroupant des professeurs bénévoles, Prof El Bacha, Ilham Hamdai, Pro El Hila Abelaziz, prof Jawad Ennouhi, Maitre Ahmed El Ouazani, et l’expert en médiation familial Houbayb Mohammed pour réfléchir à ce que nous pouvons faire chacun dans son domaine d’expertise , pour écrire quelques procédures qui nous semblent simples et évidentes que d’autres personnes ignorent  le droit pénal, le droit social, les textes régissant le secteur de l’audio visuel, les  droits des terres soulalyates,  la loi 103-13… Ce travail est le fruit d’un partenariat, avec le Ministère de la justice et dans le cadre du projet « Femmes Partenaires du Progrès » entre l’Association Jossour Forum des Femmes Marocaines (Jossour FFM) et la Clinique de Droit de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales Agdal relevant de l’Université Mohammed V- Rabat et l’Université du Maryland avec le financement de MEPI.

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