Les psychologues sont quasi-unanimes : on ne peut aimer ses enfants de la même façon. Autrement dit, on les aime différemment. L’amour que nourrit une mère pour son bébé n’est pas celui qu’elle porte à son enfant devenu adulte. L’âge de la maman au moment de la naissance de son premier enfant aussi a son importance. Avoir un premier enfant à 20 ans ou 25 ans et un autre dix ou quinze ans plus tard influera sur ses sentiments, car cette femme de vingt ans n’est pas celle de 30 ou plus. De même que l’amour d’un père pour son enfant bébé ne sera pas celui qu’il aura pour sa fille adolescente.
L’autre point que les psychologues relèvent concerne le sexe de l’enfant. Si la famille ne comptait que des filles ou des garçons, l’arrivée d’un enfant du sexe opposé va les pousser à le choyer plus. La position de l’enfant au sein de la fratrie est aussi déterminante. Les parents pourront avoir une ‘’préférence’’ pour l’aîné, celui qui les a fait devenir père et mère ou le petit dernier, ou encore pour un enfant malade… Mais soyez rassurés. Cela ne veut pas dire aimer moins ou aimer plus, insiste la psychologue, mais c’est aimer différemment.
Et puis, il y a aussi la question de l’identification qui peut influer sur cet amour. Si le parent retrouve dans son enfant des traits de caractères ou physiques, la complicité et l’entente seront encore plus fortes. Et cet amour excessif peut avoir des conséquences négatives sur l’épanouissement de l’enfant.
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